Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > Autres éditeurs > The Last Resort #1-5

The Last Resort #1-5

lundi 22 février 2010, par Mathieu Doublet

(IDW / Justin Gray & Jimmy Palmiotti / Giancarlo Caracuzzo)


Un homme, loin d’être en très grande forme, navigue dans sa barque. Il rencontre deux jolies nageuses et se rend compte qu’il a atteint sans le vouloir la côte d’une plage bourrée de gens. Le rameur fait un malaise et une maître-nageuse lui fait du bouche à bouche. C’aurait pu être une très bonne idée si le rameur n’était pas un zombie et n’en profitait pas pour emporter la moitié de la machoire de celle qui cherchait à le sauver.

Une bonne grosse journée plus tard, plusieurs personnes s’apprêtent à prendre des vacances au soleil et donc prendre l’avion à partir de New York : deux jeunes qui n’arrivent pas à tenir trente secondes sans essayer de faire l’amour dans les endroits les plus improbables, une personne âgée qui ne veut pas partir pour fêter son anniversaire accompagnée par son fils, une star de cinéma, une punkette qui cherche à soigner son mal d’amour, un homme qui ne doit pas avoir beaucoup de succès avec les femmes, une jeune femme qui doit cacher un sombre secret, une grosse mémère à son chien-chien, deux couples, un homme-femme et un autre lesbien. Forcément l’avion décolle malgré les annonces d’ouragan et se pose en urgence là où il ne devrait pas.

Et oui, il s’agit bien d’un coin infesté de zombies. Et il va donc falloir se remuer le derrière pour survivre et ne pas être infecté. Je pensais, lors de la chronique du premier numéro, que le duo Gray / Palmiotti s’intéressait à ses personnages et que vu le nombre, autant faire en sorte de bien les présenter. Au final, on ne peut pas dire que cette quantité soit bien gérée ou plutôt qu’il n’y a pas suffisamment de particularité chez tous ces personnages. Du coup, lors des cinq numéros, on se demande bien pourquoi le démarrage est si long sachant qu’il y aura une bonne partie du casting sui servira de chair à pâtée.
En y regardant de plus loin, de façon globale, mis à part ce démarrage assez lent, la mini-série est assez bien équilibrée entre la survie des personnages principaux, la source du problème et bien entendu, ce qui se passe à l’extérieur. Il y a donc deux choses à saisir dans The Last Resort : 1) le comic-book se situe clairement comme un film de zombies plus proche de la franchise Return of the living dead que de la saga de George Romero et 2) il s’agirait presque de voir comment certains réagissent face à une telle menace. Dommage, comme je le disais dans le premier paragraphe que la survie ne soit pas plus détaillée et que les personnages aient le même comportement.

Une fois passées les couvertures de Darwin Cooke (ou d’Amanda Conner concernant le premier numéro), le décalage fait toujours un petit effet avec les dessins de Giancarlo Caracuzzo qui sont très éloignés des styles des artistes pré-cités. Les personnages sont tout de même bien pensés, bien distincts les uns des autres autant par leurs tenues vestimentaires que par leurs visages et la colorisation semble faite à l’aquarelle, laissant même apparaître par endroits le grain de la planche. Le résultat est donc très joli même si cela m’a donné une étrange impression de flou comme si mon oeil n’arrivait jamais à faire le point.
Par la suite, l’artiste n’arrive pas à tenir la distance : les personnages féminins se ressemblent trop, le trait semble moins maîtrisé et la colorisation renforce cette impression de flou.

Globalement, donc, j’ai été assez déçu car j’attendais beaucoup plus du duo Gray / Palmiotti sur ce thème. Mais pour ceux qui veulent une belle histoire de zombies non-superhéroïque et que le graphisme ne rebute pas trop, The Last Resort reste un bon choix.


Pour acheter ce livre :

En VO :

Sur Amazon.com :

Sur Amazon.fr :

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0