Onirique Comics 7.1

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Back to Brooklyn TPB

vendredi 21 août 2009, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Jimmy Palmiotti & Garth Ennis / Mihailo Vukelic)

Ce TPB reprend les cinq parties de la mini-série.


Bob Saetta est dans un bureau de police où il est accueilli par un des pontes du commissariat ainsi que par un agent fédéral. Bob est
le numéro 2 de la famille de mafiosis qui contrôle Brooklyn. Alors quand il arrive pour faire un deal et révéler tout le fonctionnement
du clan, les flicards se disent qu’ils tiennent là un moyen de gravir les échelons de la hiérarchie. Mais Bob reçoit un coup de fil de son
frère, Paul The Wall, le numéro 1 de la famille et celui-ci révèle qu’il détient la femme et le fils de Bob en otage.
Bob demande donc à la police de le relâcher pour qu’il puisse chercher les siens. Les flics sont un peu coincés mais laisse à Bob un week-end
pour faire ce qu’il a à faire. Au bout du week-end, si les flics le récupèrent, ça sera certainement les pieds devant. Mais la grande question
qui tarabuste un peu tout le monde c’est "quel est le motif de Bob pour dénoncer toute la famille ?".

Jimmy Palmiotti a grandi pendant toute sa jeunesse (les années 70) à Brooklyn. Et il a décidé de créer une histoire qui rendrait justice à son quartier,
une déclaration d’amour en quelque sorte. Disons que sa déclaration est des plus saignantes parce que Bob ne va pas faire dans la dentelle. Il faut dire qu’armé
d’un fusil à pompe, on fait rarement dans la précision chirurgicale. Du coup, le scénariste accompagné de Garth Ennis (avec qui il a déjà signé The Pro) nous raconte
comment un mafiosi descend aux Enfers pour l’amour des siens. Et d’amour, il en est question. De fidélité, de loyauté aussi. Sans oublier la question "jusqu’où peut-on aller
pour honorer cette fidélité, cette loyauté, cet ampur ?". Et le duo, même si il ne va pas avoir la main légère en ce qui concerne l’hémoglobine, réussit à répondre à ses
questions par le biais de Bob et de ses relations avec sa famille, son meilleur ami ou son ancien amour mais aussi par le biais de l’étrange tueur, monsieur Churchill.

Back to Brooklyn a aussi la chance d’avoir un très bon dessinateur appelé Mihailo Vukelic. Ce dernier rend une copie très réaliste et utilise un procédé de colorisation très réaliste
(à l’aide de Bryan Free). Le point fort du dessinateur, c’est qu’il arrive à garder une régularité avec des cadrages pourtant très différent et que ces personnages aux visages détaillés
sont toujours très expressifs. Pour les décors, il utilise des photos et certainement des procédés de 3D mais tout cela ne nuit absolument pas aux pages.

Bref, si vous aimez les mafiosi et leur code de l’honneur et que beaucoup de sang et de violence ne vous rebutent pas, Back to Brooklyn est une histoire vivement conseillée.


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