mercredi 19 août 2009, par Mathieu Doublet
Bon on va commencer en avertissant tous les lecteurs de VF et ceux qui n’ont pas encore lu Batman RIP et Battle for the Cowl de passer leur chemin. Je ne peux pas continuer sans révéler l’issue de Battle for the Cowl et placer un gros spoiler. Cet article sera mis à jour si nécessaire et au fur et à mesure des publications.
Je ferai donc un bloc pour chaque nouvelle série avec un avis en clair pour indiquer si c’est de la bonne ou pas.
Batman #687
(DC Comics / Judd Winick / Ed Benes)
Alfred se souvient de temps plus heureux, en tout cas, comparés avec le présent. De moments où la bonne humeur pouvait entrer dans la
Batcave, de moments comme celui où Dick Grayson, alors sous le costume de Robin, avait réussi à coincer Batman en le prenant par surprise
au sein de sa forteresse. Mais l’heure n’est plus à la rigolade. Dick Grayson a grandi, Bruce Wayne a disparu et le Robin devenu Nightwing
n’a pas encore décidé d’enfiler le costume de son mentor. Mais il ne pourra pas rester dans cette position longtemps et la JLA ainsi que l’épouvantail
vont lui faire prendre cette grande décision.
Epilogue à Battle for the Cowl, ce numéro est standard. Il rappelle de bons moments, reste logique par rapport aux personnages et met un petit coup
de pied dans les enterrements systématiques des super-héros avec haie d’honneur et visages ruisselants de larmes. C’est peut-être là que Winick marque
les points nécessaires pour rendre son numéro intéressant.
Ed Benes prend les commandes du titre et réalise des planches bien plus sombres que sur la JLA mais cela reste du bon travail.
Un épilogue à Battle for the Cowl donc et j’attends les numéros suivants pour voir comment la série va prendre le pli.
Batman & Robin #1
(DC Comics / Grant Morrison / Frank Quitely)
Une voiture qui bondit dans un tunnel après une explosion avec à son bord trois bandits dont un étrange Mr Toad. Batman pourrait être le seul à pouvoir
les capturer mais comme il est absent de Gotham ... C’est sans compter le nouveau duo dynamique constitué de Dick Grayson en Batman et de Damian Wayne comme Robin.
Ceux-ci réussissent à capturer l’homme grenouille mais ne comprennent pas bien ce pourquoi les trois hommes ont fait un tel vacarme puisque le butin est une
valise pleine de ... dominos.
Grant Morrison revient sur le héros qu’il a à peine quitté et à qui il a fait subir les derniers outrages. mais cette fois-ci dans une version "en couple". La dynamique du duo fonctionne parfaitement comme Alfred le souligne mais les rôles sont renversés : c’est Batman qui est maintenant relativement joyeux et Robin qui est sombre. De quoi ouvrir de nouvelles possibilités, d’autant que Damian, fidèle à son image de petite peste, n’est pas sans humour pour le lecteur. Bref, ça commence formidablement bien et on est dans du comic-book ultra fun jusqu’à l’arrivée du vilain qui est lui bien malsain. Et quand on voit que le Black Mask pourrait réapparaître, ça ne laisse pas beaucoup de place aux sourires.
Frank Quitely est fidèle à lui-même et si on excepte quelques cases, réalise un travail formidable avec une nouvelle Batmobile au design et aux possibilités ravageuses.
Une nouvelle série signée Morrison / Quitely qui ne devrait donc pas décevoir mais qui risque d’être moins drôle que son ouverture le laissait paraître.
Detective Comics #854 - Second Feature : The Question
(DC Comics / Greg Rucka / J.H. Williams III & Cully Hamner)
Batwoman, alias Kate (Katheryne) Kane, enquête sur la religion du crime et rencontre dans la foulée le nouveau Batman qui lui donne un conseil et la laisse se débrouiller
avec la nouvelle bande de malfrats qui lui a quand même planté un couteau dans le coeur au cours de la série 52. Il y a donc treize couvents célébrant la nouvelle religion
et Batwoman va tenter de l’infiltrer en ne faisant pas dans la dentelle. Pour se faire, elle est aidée par son père qui est visiblement un ancien militaire et qui a de quoi
la fournir en matériel. Côté personnel, les aventures nocturnes de Kane ne conviennent pas à sa nouvelle amie, une avocate. Cela chamboule un peu l’héroïne qui a pourtant d’autres chats
à fouetter.
Greg Rucka poursuit son intrigue débutée dans 52, Crime Bible et Final Crisis Revelations. Un petit coup de Wikipedia m’a été nécessaire pour que je puisse bien comprendre toute cette histoire de Bible du crime et cela s’avère et utile et suffisant pour prendre le train en route. Le scénariste s’occupe aussi de Renée Montoya, en renfort du titre principal, qui enquête sur la disparition d’une immigrée clandestine. Le tout demande donc une suite que j’attends avec intérêt.
Les dessinateurs à bord sont de très belles signatures : J.H. Williams III tout d’abord qui excelle tout bonnement et propose des planches qui sautent aux yeux. Les planches ont quasiment
toutes des mises en page différentes mais celles-ci ne sont jamais gratuites. On est proche de l’oeuvre d’art mais en même temps, en face de planches assez lisibles. Bref, c’est beau et
on ne se perd pas, une véritable maîtrise qui force le respect.
Après Williams III, Hamner paraît forcément nettement plus classique mais ses planches sont aussi très réussies dans le genre qu’on lui connaît. Son histoire, moins gothique, nécessite
aussi moins d’effets d’autant qu’il n’a que quelques pages.
Avec J.H. Williams III, Detective Comics est sans doute la série la plus belle du lot. Rucka continue sur sa lancée concernant la religion du crime ce qui peut en perdre quelques uns si certaines étapes n’ont pas été lues. Cependant Internet est votre ami. batwoman et The Question vous attendent.
Streets of Gotham #1 - Second Feature : Manhunter)
(DC Comics / Paul Dini & Mark Andreyko / Dustin N’Guyen & George Jeanty)
Le commissaire Gordon est en route pour faire face au cambriolage d’une bijouterie et qui en sort ? Harley Quinzel, sauf que ce n’est pas Harley Quinn qui est la cambrioleuse et qu’elle a
même réglé son compte au bandit tandis qu’elle effectuait des achats tout à fait légalement (pour savoir comment il faut lire les épisodes de Detective Comics estampillés Last Rites ou bien
la nouvelle série Gotham City Sirens). Batman & Robin arrivent un poil à la bourre pour remonter les bretelles à l’ancienne partenaire du Joker mais ceux-ci ne se doutent pas qu’Harley n’est pas
celle à surveiller. Contrairement à un Firefly qui se sent pousser de nouvelles ailes.
Paul Dini prend une sacrée palanquée de personnages. Tant qu’on se demande même qui seront les personnages principaux de la série : le GCPD ? Harvey Bullock (si il est bien l’étrange Abuse) ? Hush (toujours grimé sous les traits de Bruce Wayne ) ? Batman & Robin ? Beaucoup de possibilités qui ouvrent superbement le titre. En tout cas, et malgré les nombreuses apparitions de personnages, le numéro se laisse lire très agréablement réhaussé par les planches de Dustin N’Guyen dans le style qu’on lui connaît.
Mark Andreyko ne lache pas son héroïne et l’avocate Kate Spencer se retrouve donc à Gotham pour chasser les vilains aussi bien de jour que de nuit tout en essayant de vivre sa vie de famille avec un fils relogé
à Los Angeles, bonjour le décalage horaire. Heureusement que Kate garde toujours de bons contacts avec Barbara Gordon, aka Oracle.
George Jeanty, qui a fait les beaux jours de la série Buffy (saison 8), nous propose de très jolies planches.
Une revue qui promet d’être très variée et de proposer de bonnes choses, d’autant que les artistes à bord pour le moment sont loin d’être des manchots. Une espéce d’héritier à Gotham Knights en quelque sorte.
Gotham City Sirens #1
(DC Comics / Paul Dini / Guillem March)

Catwoman poursuit un certain Boneblaster dont le pouvoir est, vous l’avez deviné, d’éclater les os de ses ennemis grâce à des gants qui émettent des pulsations soniques dévastatrices. Et Catwoman manque de se faire ratatiner. Heureusement que Poison Ivy traîne par là et qu’elle aide la voleuse. Elles remettent les remerciements à plus tard et décident de continuer la conversation là où Poison Ivy réside, à savoir chez un Edward Nigma pas tout à fait au courant de ce qui se trame chez lui. A toute cette clique s’ajoute Harley Quinn de retour de shopping (cf. Streets of Gotham ci-dessus). Le duo Ivy / Harley se demande bien pourquoi Catwoman est aussi faible (malgré tous les soins dont elle a bénéficié après les événements de Batman R.I.P.) et vont donc aller squatter Zatanna afin qu’elle leur donne quelques explications.
Gotham City Sirens était pour moi au départ, la suite logique de Gotham Central. Mais à la lecture du titre et à la forte présence des héroïnes, il devient évident que Sirens prend plus son sens au niveau mythologique. Paul Dini
va donc se faire un plaisir de mettre nos héroïnes les unes avec les autres et bien évidemment les unes contre les autres. Il garde un ton relativement gai et poursuit les pistes ouvertes lors de Detective Comics. On ajoutera à tout
cela, la présence de Zatanna, sa super-héroïne favorite (cf Zatanna Everyday Magic) et voilà le tour est joué.
Pour bien faire, il fallait un artiste qui rend des héroïnes bien rondes là où il le faut et Guillem March honore tout à fait le cahier des charges. Alors oui, il y a des plans qui sont à la limite du fan-service même si l’on voit que
soit de façon autonome, soit de manière éditoriale, le dessinateur aurait pu aller bien plus loin (et dans la transparence, je n’en dis pas plus). Le style et l’encrage étant des plus élégants, je serai loin de me plaindre.
Gotham City Sirens est peut-être la série la plus "légère" du lot mais avouons que la présence de Catwoman / Poison Ivy / Harkey Quinn (et Zatanna pour ce numéro) a de quoi motiver le lecteur. Comme l’histoire et le dessin sont de qualité, il serait bien dommage de se priver.
Tu es tagué. Ca se passe ici.
Wouah, merci beaucoup !
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