Onirique Comics 7.1

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Batman in Barcelona : Dragon’s Knight one-shot

samedi 15 août 2009, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Mark Waid / Diego Olmos)

Pourquoi Bruce Wayne se rend-il à Barcelone ? Peut-être parce qu’après sa visite à l’asile d’Arkham et plus précisément
la cellule de l’épouvantail, il comprend que Killer Croc est en Espagne où il suit une carrière de serial killer. L’homme
reptile a été pris en embuscade par le Chapelier Fou et l’épouvantail qui ont exacerbé les peurs et la rage de Waylon. Batman
va donc se rendre dans le Sud de l’Europe pour l’arrêter. Ca tombe bien, il arrive lors de la célébration de St Georges, celui
qui a terrassé le dragon dans la Bible.

Je vais la faire courte. Avec Batman in Barcelona, on a le droit à un récit classique. Un one-shot de 38 pages qui peut se résumer par
Batman va en Espagne et enquête rapidement sur Killer Croc avant de lui mettre sa pilée après le laisser filer une fois, la faute à
des policiers espagnols qui ne comprennent pas si Batman est bon ou méchant. De son côté, Bruce Wayne va rencontrer un ancien amour (avant
sa transformation en Batman) qui va se révéler très déçue par le comportement du millardaire. On ne peut pas dire que Mark Waid se soit donc beaucoup foulé.
C’est de l’archi-classique mais avec cette couleur sombre actuelle.

La très bonne surprise de ce numéro, c’est Diego Olmos. Je ne connaissais pas le dessinateur qui a oeuvré sur Action Comics, Majestic, peut-être sur The Question : Five Books of Blood
ou encore l’adaptation de la série TV Supernatural. On tient là un dessinateur qui est capable de mener un récit long avec de très bonnes scènes d’action, des scènes de dialogues avec
des personnages aussi bien masqués que civils, le tout dans un style épuré et élégant. L’encrage est d’ailleurs très bien maîtrisé et ajoute à la qualité des planches.

Bref, passé un voyage de Waid et Lee (qui dessine une couverture sans inspiration) à Barcelone, le test du format "comics à 3.99 dollars" et l’abili du point de scénario qui rend "réaliste"
les interventions de Batman dans un monde où le moindre aéroport est doté d’un scanner à métaux très puissant, on se demande pourquoi DC sort
un one-shot de ce type mis à part pour ses qualités graphiques. En tout cas, pour les lecteurs qui ne veulent pas se prendre la tête avec la chauve-souris, ce récit est idéal.