dimanche 12 juillet 2009, par
(Radical Comics / Edmund Shern / Kai & Chris Johnson)

Zee est un jeune homme habitant dans les terrains désolés loin de la mégapole. Son père l’a tanné pour être un livreur de plus en
plus rapide et lui a fait mener une vie d’enfer. Mais maintenant, Zee est sans père ni mère et il lui reste un ultime paquet à livrer.
Coup de chance, ce colis est à mener en ville et même si aucune adresse n’est indiquée, il veux tenter sa chance.
En ville, c’est la course de formule Infinity où les concurrents se battent à bord de méchas géants. Et ceci en hommage à la grande guerre dans
laquelle les gouvernements s’affontaient à bord des mêmes machines. A présent, ce sont les corporations qui mènent le jeu et les populations qui
sont séparés par étages, les plus riches en haut, les plus pauvres en bas. Et lors d’une de ces courses, Zee est renversé et récupéré par Myles.
Sans le savoir, Zee va être directement amené vers le destinataire du colis et va en apprendre un peu plus sur ses véritables origines.
Edmund Shern tisse une intrigue qui ne devrait pas durer cinq numéros tellement elle est simple. Un être spécial, des castes à n’en plus finir, des corpos qui dirigent l’univers, on est en plein univers cyberpunk classique mais sans interface technologique. Il y a une histoire très classique pour qui a vu des dessins animés japonais et pas beaucoup de rebondissements. Ou alors, il ne s’agit que d’un arc d’introduction pour un univers qui peut se révéler très riche mais il semble tout de même que Freedom Formula soit un récit complet qui se suffit à lui-même.
Reste une partie graphique qui démarre assez bien même si elle garde le défaut qu’on retrouvera au long des cinq numéros : une obscurité persistante qui empêche de bien reconnaître les personnages, les méchas et de situer l’action. Kai, qui se charge des deux premiers numéros, varie tout de fois les styles, les cadrages, les lumières pour des effets assez réussis. Par la suite, Chris Johnson reprend la série et le troisième numéro semble réellement bâclé comme si le dessinateur avait simplement repassé les traits de la mise en scène (confiée à une certaine Amelia Woo) en n’utilisant que des traits plus gras. Par la suite, cela s’arrange un peu même si Johnson n’a pas le talent du premier dessinateur.
Et tout ça, bien sûr, s’inscrit dans une optique de dessin d’inspiration japonaise, vous voilà prévenus. Au final, Freedom Formula ne m’a pas convaincu, encore moins qu’Hercules ou que Caliber, le changement graphique et la perpétuelle obscurité y étant pour beaucoup.
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