mercredi 8 juillet 2009, par
(Platinum Studios - Arcana / Megan Rose Gedris)

Susan est une jeune secrétaire tout ce qu’il y a de plus classique qui croule sous le travail. Ursula, une de ses collègues, lui fait un compliment et cela la trouble. Ce qui va aussi la troubler, c’est qu’une fois son travail terminé, elle est abordé par une autre jeune femme au costume assez particulier (corsage en tissu métallisé, long gants rouges, mini-short et longues bottes) armée d’un pistolet futuriste. Forcément, Susan panique et là voilà qui s’effondre. Elle se réveille à bord d’un vaisseau spatial où elle va rencontrer tout un équipage de femmes portant le même costume : il y a donc le Capîtaine (celle qui la rencontrer dans la nuit), la doctoresse Wendy, la co-pilote Welma, la pilote Marge et Alice la mécano du vaisseau. Hé oui, Susan vient se faire kidnapper par des lesbiennes venues du fin fond de l’espace. Et oui, ce sont aussi des pirates qui vont décider d’aller Phlebon-6 pour braquer une banque.
Comme beaucoup de lecteurs, j’ai tenté l’aventure de ce comic-book essentiellement sur le titre absolument Z de la série Z. Et parfois, il est bon de prendre des risques car I was kidnapped by lesbian Pirates from Outer Space est un très bon comic-book. Au programme, des aventures spatiales rocambolesques avec des personnages au caractère bien trempé, d’autres complètement idiots (Superman en prend pour son grade), de l’humour (avec un bon "trou d’intrigue" dès le premier numéro) et des histoires d’amour, compliquées, très compliquées à commencer par Susan qui se demande si elle est bien lesbienne ou pas.
Par contre, si jamais j’avais vu le graphisme sans lire les planches et le prix du premier numéro, je ne suis pas sûr que je me serais lancé dans l’aventure. Car Megan Rose Gedris a un trait pour le moins particulier et pas forcément super élégant (tout du moins dans ce qu’on peut voir habituellement dans le monde du comic-book mainstream). Pourtant la mise en scène de l’auteur fonctionne très bien, et sa colorisation renforce le côté très pop de son dessin. qui n’est pas sans rappeler les tableaux de Roy Lichtenstein. Au final, le dessin soutient l’humour du titre et le tout fonctionne parfaitement.
Bref, passé le titre, c’est un très bon comic-book que voilà. On peut être assez dérouté qu’il n’y ait pas le mot "fin" en conclusion du sixième numéro. Le titre n’a pas eu une vie éditoriale très simple (avec Arcana soutenant Platinium Studios dès le troisième numéro). Et le comic-book ne s’arrête finalement pas là puisqu’on peut le retrouver au moins jusqu’au neuvième numéro sur le site Drunk Duck.

