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Queen And Country TPB #5 : Operation Storm Front

lundi 1er janvier 2007, par Mathieu Doublet

(Oni Press / Greg Rucka / Carla Speed Mc Neil)

Depuis l’hôtel Hilton de Caracas, Vénézuéla, le S.I.S. (département des affaires spéciales de sa majesté) va apprendre une bien mauvaise nouvelle : l’agent Edward Kittering, aussi connu comme le Minder Three est mort. Attaque cérébrale pour un jeune homme de 26 ans qui était censé n’être qu’un renfort s’avérant inutile pour une opération déjà bouclée. Mais personne n’avale la pilule ; ni Tom Wallace et Tara Chace, les deux autres Minders, ni Paul Crocker, leur supérieur.
A l’autre bout de la planète, Tbilissi, Géorgie. Lasha Karpin, homme d’affaires russe est pris en embuscade par la police locale. Son secrétaire et son chauffeur n’y réchapperont pas. La prise d’otage de Karpin n’aurait pas une grande importance pour le S.I.S. si Crocker n’avait pas sur la conscience la mort du père Karpin lors d’une précédente opération.

Comme d’habitude, Greg Rucka place ses personnages dans des positions de plus ou plus délicates, où le travail interfère avec la vie personnelle et les démons enfouis dans les placards de chacun. Bien entendu, Paul Crocker et Tara Chace ont toujours les préférences du scénariste qui introduit aussi de nouveaux protagonistes comme Brian Butler, le bleu de service qui va avoir la dure tâche de remplacer Ed. Rucka nous montre aussi que, du haut de l’échelle au plus bas, travailler au S.I.S. requiert souvent d’y laisser sa peau.

L’arc Operation Storm Front est comme d’habitude dans Queen & Country, confié à un seul dessinateur, en l’occurence une dessinatrice : Carla Speed Mc Neil. La dame a un style qui diffère grandement des canons de la BD américaine (tout comme ses prédécesseurs d’ailleurs). Un style assez rond et plaisant, à la lecture aisée et à la gestions des ombres maline. Cependant un défaut réside tout au long du bouquin : Mc Neil n’arrive pas à garder xactement le même style pour ses personnages et il devient parfois difficile de savoir qui est qui, les changements d’angle ne facilitant pas la tâche, notamment pendant les scènes de dialogue.

Si ce défaut nécessite un peu plus d’attention de la part du lecteur, il ne gâche pas la lecture de Queen And Country : Operation Storm Front aux personnages sévèrement burnés et placés dans des situations de plus en plus cruelles et violentes (Rucka se surpasse particulièrement dans ce volume) et à l’action bourré de suspens.
A conseiller très fort aux lecteurs de Stormwatch : Team Achilles pour le côté "personnages têtus comme des mules et têtes brûlées".

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