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Savage #1-4

mercredi 13 mai 2009, par Mathieu Doublet

(Image- Shadowline / Jeff Frank, Steve Niles & Dan Wickline / Mike Mayhew)


Travailler pour la fondation n’est pas une chose si simple. En général, le job consiste à éliminer le Mal de façon permanente en chassant toutes les créatures de la nuit et autres humains malfaisants mais en voulant chercher un remplaçant, Samuel Miller a bien du mal à se retenir. En effet, il ressent le Mal au plus profond de son être et l’éliminer devient une pulsion difficilement contrôlable. Il se dit que tuer une ou deux personnes ne peut pas alerter aussi vite les autorités mais il se trompe et trouver celui qui le libérera de sa tâche va devenir nettement plus compliqué. Surtout si le remplaçant en question ne compte pas se laisser faire et ne croit pas aux histoires de loup-garous.

Savage était vendu comme la collaboration entre Steve Niles et Mike Mayhew. Ce qui n’est pas tout à fait la réalité du récit. En effet, le gros du travail revient surtout à Jeff Frank qui travaille le gros de l’histoire avec Niles et le découpage plus fin et les dialogues avec Dan Wickline. Je ne connais aucun de ces deux auteurs et voilà pourquoi le nom de Niles a été mis en avant. Au programme, créatures de la nuit contre créatures de la nuit. Qu’ils soit bons ou mauvais, les personnages ont la faculté de se transformer en ce que l’on pourrait appeler des loups-garous ou ours-garous, faute de mieux. On retrouve la patte de Niles dans le caractère des personnages et dans la bonne dose d’hémoglobine présente au cours de ces quatre numéros.

Au moins, la promo n’aura pas menti sur la présence de Mike Mayhew. Je ne me rappelle pas avoir lu une histoire complète de cet artiste depuis son run sur Vampirella en compagnie de Mark Millar. Après cela, Mayhew a été longtemps l’un des cover artists chez Marvel.
Le dessinateur se limite à des planches classiques, n’ayant visiblement pas le temps de passer à la peinture (comme il l’avait fait pour Vampirella). Le résultat est tout de même fort appréciable : les personnages sont bicn campés et leurs expressions bien rendues. Mayhew a visiblement du mal avec les voitures mais ce détail s’estompe au fil des numéros. On pourra lui reprocher un design des chasseurs pas très très original et beaucoup de splash-pages mais pour le reste, c’est du tout bon.

Vous aurez donc compris que Savage est un récit horrifique d’honnête facture même s’il ne chamboule vraiment pas le thème. Par contre, j’ai vraiment regretté que ces quatre numéros ne constituent qu’une introduction. Il reste encore beaucoup de choses à dire sur les deux camps s’affrontant et sur la présence de Peter, jeune vendeur de chaussures devenu chasseur de monstres. Espérons que les ventes de cette première mini-série aient été assez bonnes pour qu’on puisse avoir la suite et surtout que la même équipe artistique (ou tout du moins, un artiste au moins aussi accrocheur que Mayhew) soit de la partie.

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