mercredi 15 avril 2009, par
(Marvel Comics / Brian Micheal Bendis / Frank Cho, Mark Bagley & Marko Djurdevic)
Ce volume hardcover oversized reprend les épisodes 1 à 11 de la série régulière.
Après les événements de Civil War, Tony Stark décide de reformer une nouvelle équipe de Vengeurs. Ils convoquent Carol Danvers (alias Miss Marvel) et lui confie le poste de chef d’équipe. Il lui propose même de choisir les membres composant l’équipe, même si, en réalité, Stark a déjà une bonne idée sur le sujet. En effet, Stark ne veut pas que cette nouvelle équipe soit le fruit du hasard mais celui d’une mûre réflexion.
Janet Van Dyne (la Guêpe) et Simon Williams (Wonder Man) font l’unanimité. C’est moins le cas de Sentry (que Danvers juge incontrôlable) et de la Veuve Noire (pour qui Stark aurait bien un petit faible - merci l’univers Ultimate). Il ne manque à l’équipe qu’un Wolverine et un Thor. Heureusement que Carol sait qu’un chantier abrite Ares, le dieu de la Guerre. Et effectivement, il se révéler aussi puissant qu’un Thor et aussi bourrin qu’un Serval.
Le sort ne va pas leur laisser le temps de s’entraîner ensemble pour voir si l’alchimie de l’équipe fonctionne puisque de nombreux cataclysmes météorologiques s’abattent sur la planète et qu’à New York débarque une femme complètement nue. Elle ressemble à la guêpe mais dans une version androïde et révèle son prénom : Ultron ! Enfin une nouvelle version, nettement plus sexy, de l’androïde meurtrier.
Ah ben tiens, Ultron. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas croisé le chemin des Vengeurs ... Du coup, Bendis nous sert le "ta taaaa !" grand méchant qui fait peur sauf qu’au final, on s’en moque un peu. Les six premiers numéros servent donc essentiellement à présenter la nouvelle équipe. Bendis joue les mystérieux en disséminant parfois quelques phrases cryptiques (ben oui, il faut bien avancer les pions pour la prochaine invasion secrète) et tente de faire de l’humour avec les bulles de pensée des personnages.
C’est là que le bât blesse. Parce que là où on aurait pu avoir des situations typiques de la Justice League de Giffen et DeMatteis (avec des personnages qui osent le sarcasme), Bendis ne peut ou ne veut pas se permettre le passage à l’acte. Résultat des courses, l’humour ne prend pas, et devient franchement lourd dès qu’une réplique enclenche une bulle de pensée d’un autre personnage.
Le second arc, habilement lié par un point d’intrigue minimal, est un peu plus intéressant même si le Docteur Fatalis n’est pas de première fraîcheur, qu’on ne comprend pas vraiment ce que viennent faire les passages avec Morgane et que les gimmicks de réalisation ont déjà été utilisés dans Daredevil.
Heureusement, c’est déjà plus la fête côté dessin. Le premier arc est laissé aux bons soins de Frank Cho que j’aime toujours autant. Il a vraiment un sacré style avec des personnages bien proportionnés et des héroïnes très charmantes. Il tente même de réaliser un semblant de personnage féminin "normal" avec la femme de Sentry mais ne réitèrera pas l’exploit lors de sa seconde apparition.
Mais forcément, Cho et respect des délais, ça ne va pas ensemble. Et il faut un dessinateur plus régulier sur la série. C’est là qu’intervient Mark Bagley, artiste réputé pour son très long run sur Ultimate Spider-Man (en compagnie de Bendis). Le graphisme de Bagley me plait moins mais il rend un travail très appréciable mais que j’oublierai sans doute rapidement.
Et voilà onze épisodes des Mighty Avengers, je pense que c’est ce qu’il me fallait pour avoir l’impression de vraiment lire une aventure. Je n’ose imaginer la frustration des lecteurs de la version mensuelle ou même d’un TPB de taille classique. Autant dire que j’attendrai le prochain tome oversized pour lire les aventures des Vengeurs Puissants et que cette attente ne sera pas particulièrement éprouvante.
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