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The Muppet Show #1

mercredi 1er avril 2009, par Mathieu Doublet

(Boom ! Studios / Roger Langridge)


D’un coup de baguette magique,
Faîtes place à la musique,
Les salades et les bravos,
Vive le Muppet Show !
 
Il est temps de s’habiller
Tout beau bien maquillé.
On peut lever le rideau.
[Maman, j’ai peur !]
 
Et maintenant que la fête commence
Sur le plus illustrissime, fantastiquissime,
Superchantissime et muppetissime
Show de tous les shows.
Le Muppet Show !

Voilà un générique qui aura bercé bon nombre de jeunes téléspectateurs pendant quelques années. Alors même si la VF est maintenant quelque chose qui ne peut vraiment faire rire que les enfants et qui passe à côté de bon nombre de jeux de mots en VO, le Muppet Show (et sa suite, l’excellentissime Muppet Show Tonite) reste un monument de l’humour et les prémisces de l’utilisation de marionnettes à la télévision de façon régulière.

Forcément, étant donné que les points forts de l’émission (sans compter les gags bien entendu) étaient l’animation des personnages avec ce petit secouement de tête si particulier et la voix des comédiens, le passage en comic-book n’était pas forcément chose aisée.

Pourtant Roger Langridge, qui a apparemment bossé sur des titres pour enfants, s’en sort très bien : le fil rouge de l’émission se base sur un Kermit qui reçoit une étrange lettre et qui se met à jouer au banjo "L’étang où je suis né", un blues typique des grenouilles. Robin, le neveu de Kermit, met les autres Muppets au courant et tous vont essayer d’égayer le monsieur Loyal de la troupe par tous les moyens.

Ce fil rouge est toujours interrompu par les numéros réguliers du Muppet Show comme ’Les cochons dans l’espaaaaaaace’ ou bien ’La recette du chef suédois’. Les gags sont fidèles au show avec le non-sens et la légère acidité habituelle (le premier sketch commence par des grenouilles qui explosent).
On retrouve bien tous les personnages avec les deux vieux qui critiquent, une Miss Piggy encore plus égocentrique, un Rolf sur son piano, un Gonzo un poil moins technique et un Fozzie sans gag qui tombe à plat (mais gageons que ce n’est que partie remise). Il ne manque, pour moi, que l’apparition de mon joueur de batterie préféré ou bien Karl le méchant lapin (même s’il n’est pas un personnage aussi emblématique que les autres).

Landridge s’occupe aussi bien du scénario que du dessin. J’ai eu un peu de mal au départ mais au fur et à mesure, il n’a pas été bien compliqué de faire l’échange avec les marionnettes et de voir un nouvel épisode des Muppets.

Alors oui, il y a certainement parmi les lecteurs de cet article des fans plus acharnés des Muppets qui trouveront que certains personnages ne sont pas aussi bien incarnés qu’ils auraient pu l’être. En tout cas, pour moi, ce premier Muppet Show est une réussite et je ne regrette pas un moment de l’avoir précommandé.


Mes petits paris :

Envie de lire la suite ? Oui.
Parution de la suite ? Il est encore un peu tôt pour le dire, Boom ! prenant le risque de s’installer sur un marché ’jeunesse’.
Parution du TPB ? Ca me semble logique. Cependant, il faut se souvenir que les TPBs de Boom ! sont en général plus petits que la moyenne. Un titre ’jeunesse’ n’ira pas contre ce sens. A vous de voir si vous voulez un comic-book à la bonne taille. En même temps, on n’est pas là pour le graphisme de la série.
Traduction en français ? J’en doute mais un miracle peut toujours se produire.

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