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Justice League of America HC 4 : Sanctuary

jeudi 19 mars 2009, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Alan Burnett & Dwayne McDuffie / Ed Benes, Jon Boy Meyers, Ethan Van Sciver & Carlos Pacheco)

Ce HC contient les numéros 17 à 21 de la série régulière.

Les super-vilains ne sont pas agréablement installés dans leurs petits souliers et ceci est la faute d’Amanda Waller et de son Suicide Squad. Waller a décidé de mener une oeuvre de grande envergure : arrêter tous les super-criminels et les envoyer sur une planète extra-terrestre habitable sur laquelle les vilains pourront faire ce qu’ils voudront. Mais bien entendu, les méchants masqués ne sont au courant pour l’instant que des disparitions mystérieuses de leurs collègues et ne sont pas prêts à quitter leur petit confort, aussi spartiate soit-il ... Alors quelques bandits ont une idée : aller voir la Justice League. En effet, l’équipe de super-héros a une ambassade représentants les personnes à pouvoir et donc, leur QG est la limite que le Suicide Squad ne peut légalement franchir. Mais Superman, Batman, Wonder Woman et tous leurs coéquipiers accepteront-ils de protéger ces voleurs et ces meurtriers ?

C’est le récit en trois parties qui donne le nom au recueil qui pose cette bonne question. Trois parties finalement, pas si longues que ça, et qui sont bien entendu nécessaires pour vendre Salvation Run dont je comprend enfin la liaison avec la JLA. Je me demande si, mensuellement, DC avait fait les choses en sorte que le mystère de Salvation Run ne soit pas révélé en avance dans la JLA. L’idée de ses trois numéros est assez bien trouvée et bien traitée. En plus, Sanctuary a le chance d’être soutenu par deux petits récits : l’un sur Vixen (peut-être l’intrigue qui m’intéresse le plus au sein de la série) et un autre sur Red Tornado (qui semble nous ramener direct aux tous premiers numéros du relaunch).
Par la suite, on a droit à un numéro mettant en scène Wonder Woman et Flash, qui cherche simplement à réintégrer Wally West au sein de l’équipe. Ca sent énormément le bouche-trou.
Ce qui peut se comprendre puisque dès le mois suivant, c’est l’annonce à grandes pompes de Final Crisis et le numéro JLA #21 en est plus ou moins l’étincelle. J’ai beaucoup aimé dans ce numéro toute la partie dialoguée de la trinité, même plus que la partie "action" qui amènera la saga de Grant Morrison.

Malheureusement si, globalement, les histoires sont sympathiques à lire, on ne peut pas franchement dire que les artistes se soient donné du mal. Ed Benes fournit des planches loin de son meilleur travail dans la dernière partie de Sanctuary et le couple Carlos Pacheco / Jesus Merino n’a pas sa classe habituelle dans l’épisode annonçant Final Crisis. Seul Ethan Van Sciver sort du lot même si sa couverture est d’un goût discutable.

Au final, je ne peux pas dire que je sois très enthousiasmé par la Justice League of America. La série est agréable à lire mais je n’y suis pas très accroché. Je pense être capable d’attendre la version souple du prochain recueil, à moins que la version dure soit trouvable à bon marché.


En VO :

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