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Bizarro World TPB

dimanche 15 mars 2009, par Mathieu Doublet

(DC Comics / moult auteurs & illustrateurs)


Ah, l’été, les vacances : Emma et son frère vont pouvoir se vautrer dans la flemmardise la plus complète et surtout, les comics ! Sauf que leurs parents ont un autre projet : les affaires sont prêtes et il faut vite se dépêcher pour aller dans un mystérieux parc d’attraction. Maman a trouvé le plan on ne sait où et le voyage dure longtemps, très longtemps. Jusqu’à tomber devant l’entrée du parking où on vous paye pour que vous puissiez vous installer ... A l’hôtel, on a le droit de sauter sur les lits et les attractions sont des plus étranges. Bienvenue à Bizarro World ! De quoi remettre en cause toutes les origines des super-héros et passer pas mal de mauvais temps. Les enfants vont vouloir connaître la mystérieuse origine du parc et de Bizarro même et en seront pour les frais.

C’est la première histoire signée Chris Duffy au scénar et Scott Morse au dessin parmi les trente-cinq que comporte cette anthologie. Les histoires sont de durée différente (d’une page à dix) et d’auteurs différents (Evan Dorkin, le créateur de Milk & Cheese, est celui qui revient le plus souvent). Et d’auteurs, c’est bien de cela dont il s’agit. Car Bizarro World associe le monde des super-héros à celui de scénaristes et de dessinateurs qu’on n’aurait jamais cru voir chez DC : Peter Bagge (Hate), Dupuy & Berberian (Monsieur Jean), Eddie Campbell (From Hell), Farel Darymple (Pop Gun War), Asaf & Tomer Hanuka (Bipolar), Dylan Horrocks, James Kochalka, Tony Millionaire (Maakies, Sock Monkey), Craig Thomspon (Blanckets), Andi Watson (Little Star), Jason Yungbluth (Deep Fried) et bien d’autres.

Qu’est-ce qui a bien pu poussé ces auteurs, souvent très éloignés ou dans le style graphique ou dans l’ambiance, a prendre les pinceaux pour illustrer du super-héros ? C’est peut-être la liberté de pouvoir dessiner ces icônes dans des postures peu avantageuses (Batman abandonne tout pour partir en vacance, Batman a des soucis avec la mise à jour de son système informatique, les super-héros de la JLA ennuient leurs enfants en leur faisant visiter le QG, ...) ou plus poétique (le très bon récit sur Flash qui écrit à Superman, la dépression d’un Aquaman dépeint comme un gros looser).
Pourtant, on n’imagine pas que DC ait laissé les rênes complètement libres aux scénaristes : on ne verra pas de sexe, pas de moment super gore (quoique l’épisode dessiné par Tony Millionnaire se termine sur un moment assez goûtu), pas vraiment de destruction de super-héros en fait. Est-ce l’éditeur qui a demandé aux auteurs de revoir leur copie ? Sont-ce les auteurs eux-mêmes qui ont baissé le ton de leur habituelle acidité ? La question reste posée.

Bizarro World est donc un livre unique en son genre qui voit l’occasion de publier des histoires non publiables autre part (sauf peut-être dans la collection des "Solo" mais celle-ci étant annulée ...). Les signatures indépendantes sidèrent par leur nombre et leur importance mais j’aurais personnellement aimé qu’il y ait plus de rentre-dedans, plus d’éléments irrévérencieux ou plus d’humour. Il n’en reste pas moins que Bizarro World mérite le détour pour lire du DC sous un autre jour.


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En VO :

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