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The Misadventures of Electrolyte & The Justice Purveyors

samedi 7 mars 2009, par Mathieu Doublet

(Jackalope / Patrick Reily / Butch Mapa)


Layne Patterson est un homme comme les autres. Enfin, presque. En réalité, il cache (très difficilement) l’identité secrète d’Electrolyte, un des nombreux super-héros de Megalopolis. Mais la situation n’est pas bien reluisante et de nombreux super-héros sont au chômage. La concurrence est rude et avec des concurrents comme Mister Perfect & The Perfect Four (dont la délicieuse Sparkler), Electrolyte n’a pas beaucoup de boulot et d’occasion de faire reluire ses exploits.
Bon en même temps, le pouvoir d’Electrolyte est lié avec l’hydratation et Lance s’en sert la plupart du temps pour soigner les gueules de bois et les diahrées de bébé. Autant dire qu’on est loin de Superman. Il décide pourtant de créer une équipe en embauchant le Sentence Finisher (dont le pouvoir est de terminer les phrases), le Capitalist (un milliardaire qui offre des sommes phénoménales aux vilains pour qu’ils arrêtent leur méfait) et le Scabie qui peut se réduire à la taille d’un morpion ... Une équipe de choc qui semble vouée à l’échec et pourtant, quand Wales International choisit une équipe de super-héros pour une mission particulièrement difficile, ce sont les "pourvoyeurs de justice" qui remportent le contrat sous le nez de Mister Perfect.

Patrick Reily se lance donc dans le comic-book indépendant avec son héros Electrolyte. Vus les pouvoirs du héros, on est typiquement dans la comédie avec des super-pouvoirs. Le scénariste se lance donc dans un récit bien fun mais pas forcément ultra hilarant. Ses personnages sont bien pensés, son intrigue révèle un retournement de situation bien vu et les gags même s’ils ne font pas mouche à chaque fois sont aussi agréables.

Graphiquement, la copie de Butch Mapa est du même calibre. Honorable mais sans penser pouvoir fournir du boulot pour Marvel ou DC. Ce qui ne veut absolument rien dire, j’en conviens. Disons que Mapa dessine de jolies femmes (qu’elles soient en costume ou non) et que les visages en gros plan sont aussi réussis. L’encrage est un peu trop épais à mon goût et la colorisation pas des plus réussies.

Cependant The Misadventures of Electrolyte & the Justice Purveyors est suffisamment bon pour que j’ai envie de lire la suite (le récit est complet mais on peut très bien imaginer d’autres aventures avec les mêmes personnages). J’ai passé un bon moment à lire ce comic-book même si l’intrigue ne nécessitait pas 48 pages et que j’aurais aimé plus de gags.

Lien : The Misadventures of Electrolyte & The Justice Purveyors