samedi 28 février 2009, par
(Radical Comics / Sam Sarkar / Garrie Gastonny)
Ce TPB contient les 5 premiers numéros de la mini-série.

Jean-Michel Whitefeather est le fils d’un ancien ministre français et d’une fille de shaman. Il a récupéré de son père un certain amour de la langue et de sa mère, des pouvoirs spirituels comme des visions dont il aimerait bien se passer. A partir de celle-ci, il retrouve enfin un pistolet particulier. Cette arme exceptionnelle n’est destinée qu’aux détenteurs de la Loi et de la Justice. Toujours d’après ces visions, c’est le capitaine Pendragon à qui elle revient de droit. Mais dans ces temps troublés de l’Ouest sauvage, les coups de feu partent plus vite que prévu et les visions sont plus difficiles à interpréter.
Alors que Pendragon cherche à comprendre dans quel coup fourré mettant en scène plusieurs tribus indiennes et blancs il s’est empêtré, il décède, l’arme au poing. Jean-Michel s’est donc trompé, sans savoir que Pendragon a un fils et que ce dernier se prénomme Arthur.
Voilà, on y est. Tout au long du premier numéro qui ne sert que de longue introduction, Sam Sarkar nous prépare à son mélange de western et de légendes arthuriennes. On retrouve l’arme qui ne fonctionne qu’avec l’élu, les personnages de Lancelot, Guenièvre, Morgane ... mais point encore de table ronde ou de cocufiage.
Nous n’en sommes qu’au début et ce premier arc de Caliber ne permet que de placer le héros de l’histoire (Arthur) et son ennemi juré Talbot Leary. Le scénariste se garde quelques pistes d’intrigue comme ce mystérieux ordre d’encagoulés (on dirait des Libras tout droit sortis de Final Crisis).
Radical Comics oblige, il y a comme dans Hercules, une charte graphique de haut niveau. Garrie Gastonny fait partie du studio Imaginary Friends, studio qui s’occupe aussi de la colorisation du bouquin. Autant dire que l’artiste sait avec qui il travaille. Si la colorisation joue un rôle très important, Gastonny fait preuve aussi de pas mal de débrouillardise au dessin, même si ses personnages masculins ne sont pas assez différents les uns des autres à mon goût. Les personnages féminins semblent avoir beaucoup plus d’attention, mention particulière pour Gwen qui est tout simplement sublime. Reste à savoir si l’artiste s’est servi d’une table transparente en bossant à partir de photos ou bien s’il n’est parti de rien.
Globalement, Caliber est plus réussi qu’Hercules au niveau du contenu mais souffre encore d’une histoire qui n’a pas beaucoup de personnalité ou qui, en tout cas, ne m’a pas transporté bien loin de mon lieu de lecture. Les amateurs de belles planches y trouveront leur compte de toute façon.
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