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Atticus Kodiak T.3 : Ecran de fumée

mardi 24 février 2009, par Mathieu Doublet

(J’ai Lu / Greg Rucka)

Atticus Kodiak est un spécialiste de la protection rapprochée, bref, un garde du corps. Et les deux dernières missions qu’il a effectuées se sont soldées par ce qu’on pourrait appeler des échecs. Echecs car même si la personne protégée n’a pas été atteinte directement, des proches, eux, ont payé de leur vie. Disons donc que Kodiak ne se sent pas bien dans ses baskets et qu’il est synonyme de malheur dans la région de New York. En revenant de la côte ouest où il arrive encore à effectuer quelques missions, il a la surprise d’être contacté par Eliott Trent, la patron de l’agence Sentinelle, avec qui il a longuement travaillé. Ce dernier propose à Atticus une protection facile "histoire de se refaire une réputation".
La mission facile en question consiste à protéger Carter Dean, un jeune minet, probablement une star montante, menacée par les frères de son ex, qui supportent assez mal la rupture. Kodiak n’aime pas trop faire du baby-sitting et si le début de la mission se déoule plutôt tranquillement, elle prend une tournure plutôt particulière quand un employé de l’hôtel prend un fusil mitrailleur et essaie d’éliminer Dean. La protection réussit mais la surprise est de taille : Dean se révèle être un acteur embauché par Trent pour faire une cible bidon. Kodiak a été eu dans les grandes largeurs et n’apprécie pas trop la manoeuvre. Ce dont il ne se doute pas, c’est qu’il va s’engager sur une voie dangereuse qui peut peut-être inclure l’un des dix meilleurs tueurs à gage de la planète.

Après Protection rapprochée et La pire des trahisons (que j’ai oublié de chroniquer, désolé), Greg Rucka remet le couvert pour son garde du corps préféré. Comme dans les tomes précédents, les rebondissements sont nombreux et l’action souvent au rendez-vous. Cependant, ce n’est peut-être pas dans les tensions que réside le plus fort du roman. En effet, Ecran de fumée fonctionne un peu comme un roman de transition dans la vie de Kodiak. Car, comme à son habitude, l’auteur, à qui l’on doit Whiteout ou Queen & Country, dépeint des personnages très attachants.
Après le monde des intégristes religieux et celui des forces spéciales de l’armée, c’est le lobby du tabac qui en prend pour son grade. Rucka se renseigne et tisse son intrigue sur un canevas on ne peut plus réaliste qui fait froid dans le dos d’autant plus qu’il est probable.

Action, sentiments humains et conviction politique font de cet Ecran de fumée un très bon roman prenant et agréable à lire. La construction est un peu particulière (démarrage assez lent et conclusion sur les chapeaux de roue) mais ne gâche rien à la qualité de l’oeuvre. Si la lecture des précédents romans n’est pas indispensable, elle est toutefois conseillée pour bien comprendre le personnage d’Atticus et ne pas se gâcher les surprises des précédents opus.

Le roman suivant mettant en scène Atticus Kodiak s’appelle Elle tue comme elle respire.


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