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Justice League International HC 2

dimanche 8 février 2009, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Keith Giffen, J.M. DeMatteis & John Ostrander / Kevin Maguire, Kieth Giffen, Luke McDonnell & Bill Willingham)

Ce recueil contient le premier annual de JLI, les numéros 8 à 13 de la série régulière ainsi que le numéro 13 de la série Suicide Squad.

Ca y est, Maxwell Lord a accompli son idée et la Justice League a désormais son étiquetage "au service des Nations Unies" et ses ambassades à travers le monde entier. Pourtant tous les membres de la ligue ne sont pas traités de la même manière : Batman et Guy Gardner (qui est devenu tout gentil, quasiment le portrait craché de Captain Marvel - pour savoir comment il a pu changer, lisez A New Beginning) sont affectés à Moscou et reçus par des Soviétiques pas particulièrement ravis de les recevoir ; Black Canary, Blue Beetle et Booster Gold sont affectés à Paris ce qui permet au héros du futur de comprendre que l’"amour" à Paris n’est peut-être pas si facile qu’en son temps. Mais la palme revient au trio Martian Manhunter, Captain Atom et Mister Miracle qui sont restés au pays mais qui ont certainement l’édifice le plus pourri du lot. Entre la caisse d’Oreo (les biscuit "Prince" à l’américaine - les puristes me passeront l’équivalence facile) qui pèse une tonne et Mister Miracle qui pose le vaisseau (beaucoup trop lourd) de la Ligue sur le toit, leur ambassade ressemble grosso mood à un gruyère.

Ce dont nos héros ne se doutent pas, c’est qu’ils ont pris la place de l’équipe des gardiens mondiaux à qui on a révoqué la protection des Nations Unies. Leurs membres vont chercher à trouver une solution, entre résignation, culot et indignation.
Mais il est encore trop tôt pour en parler puisque la Ligue est prise de plein fouets dans l’événement "Millenium" dans lequel un gardien d’Oa et une Zamarone décident de donner aux humains l’occasion de franchir la prochaine étape vers l’évolution. Or les Manhunters, les machines crées par les gardiens (et dont on entend parler dans le Sinestro Corps War), ne sont pas franchement d’accord. Ils prennent la place de héros ou de certains de leur proches pour anéantir le projet.

Le sentiment à la lecture de ce second volume, c’est surtout qu’il y a moults détails dans ce livre qui seront réutilisés par la suite. Que ce soit les Manhunters dans Green Lantern ou leur faculté à s’insérer dans le quotidien des super-héros (Secret Invasion, quelqu’un ?), on voit que tout se recycle. Cependant, cette suite à A New Beginning garde toujours ce même humour. Les rôles ont changé (Guy Gardner reprenant celui de Captain Marvel - en encore plus niais si cela était possible) et Batman va se révéler être une véritable tête de cochon.
En écrivant les super-héros comme des personnes relativement normales, qui font des erreurs, qui sont parfois à côté de la plaque, qui cherchent à respecter les règles établies et pourquoi on les transgresse dans certains cas et pas d’autres, Keith Giffen et J.M. DeMatteis visent juste. Batman en vient même à passer pour une sacrée tête de cochon et on se demande pourquoi, de nos jours, plus personne ne contredit ses ordres (ou alors on comprend bien pourquoi, mais ça ne rend pas Batman plus sympathique).

L’annual est sympa mais relégué en fin de bouquin ce qui montre bien l’importance qu’on veut lui donner (il se passe pourtant entre les deux recueils). Dommage pour Martian Manhunter qui se révèle être un personnage extrêmement puissant avec des facultés intéressantes. Millenium prend aussi sa part du bouquin mais est intéressant. Maxwell Lord révèle ses plans quelque peu contraint et forcé et pour finir, la JLI va devoir se farcir une autre équipe pour le moins particulière, le Suicide Squad. Voilà pour le programme, de quoi passer de très bons moments avec plein de bouts de rigolade, qui fonctionnent à plein régime même si le comique de répétition est toujours le plus utilisé.

Graphiquement, rien à dire, Maguire est toujours aussi bon ; Giffen réalise des back-ups honorables pendant Millenium et Willingham (oui le papa de Fables) signe un annual réussi.

Bref, c’est encore du bon dont le seul défaut est d’avoir une impression approximative en ce qui concerne les dialogues sont certains mots sont quasi-invisibles. Un maigre prix à payer pour cette partie de franche rigolade.


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