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The Invisibles TPB #7 : The Invisible Kingdom

lundi 1er janvier 2007, par Mathieu Doublet

Cet article est déjà paru sur le site France-Comics.

(Vertigo / Grant Morrison / Huit artistes, allez à la fin de l’article pour en savoir plus)

Ce dernier TPB reprend les numéros #12-1 du troisième volume de la série (oui, vous avez bien lu).


Il est temps de retrouver George, le gouverneur et Mr Six, c’est à dire les membres de la Division X, les agents spécialisés dans le paranormal au service de sa majesté. Ils enquêtent à la fois sur Sir Miles et son animal lovecraftien domestique ainsi que la vidéo porno où des jeunes filles se faisaient violer par des monstres ou des E.T. Mais dans leurs investigations, le gouverneur se fait droguer et une longue descente aux enfers s’en suit.

Tous les autres membres des Invisibles ne se préparent que pour une autre chose : l’apocalypse annoncée pour le 11 août 1999 où l’éclipse de soliel permettra aux Archéons de s’incarner sur Terre. Bien entendu, un King Mob se ressourçant en Inde et un Jack Frost à l’initiation toujours aussi musclée ne vont pas laisser les forces de l’ordre et du status quo s’en tirer aussi facilement.

Bon, ça y est, je l’avoue. Avec ce 3e volume, j’ai un peu décroché. J’ai bien saisi la fin de l’histoire et les quelques raccords temporels avec les précédents TPB mais tout le passage avec le gouverneur puis avec Sir Miles est passé loin loin loin au dessus de mon esprit. Le sentiment à la lecture d’affilée des 7 TPBs des Invisibles est que c’est une putain d’expérience (si vous me passez l’expression), mettant le cerveau en branle pendant pas mal de temps. Mon niveau d’anglais ne m’a pas permis de saisir toutes les subtilités du récit mais en même temps m’a permis de ne pas être perdu dans toute la mélasse vocabulairesque de Morrison et d’en tirer les informations nécessaires à la compréhension du récit sans parasite.

Morrison conclut son affaire avec un certain optimisme, une ouverture énorme mais aussi une note franchement désespérante, car quand on vous pose la question "De quel côté êtes-vous ?", cela revient presque à dire "préférez vous être contrôlés par des monstres ou des E.T. ?". Dans un cas comme dans l’autre, le libre-arbitre de l’humain est sujet à conditions ...

Aux dessins, on retrouve pas mal de monde : Frank Quitely mais aussi Sean Philipps, Cameron Stewart, les Pander Brothers (Batman : City Of Light), Jill Thompson, Steve Yeowell, Mark Buckingham, bref, une belle réunion d’artistes ayant de près ou de loin participé aux Invisibles depuis leur début.

The Invisibles est une lecture fortement conseillée et aussi réservée à un public adulte averti et bien éveillé (dans tous les sens du terme).

Pour finir, je citerai LordAbdul (de chez Xbee.net d’en face) qui a bien saisi toute la subtilité du comics en un mot : "Gneuh ?"

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