mercredi 4 février 2009, par
(IDW / Tony Lee / Pia Guerra, Stefano Marino & Kelly Yates)

Le Docteur, toujours accompagné de Martha Jones (comme c’était le cas dans Agent Provocateur), tombe des nues : les deux aventuriers de l’espace et du temps ne se souviennent plus comment ils sont arrivés là où ils sont. Plus grave, le Tardis a disparu et le Docteur ne se souvient plus où il a mis ses clés. Et finalement, certains de ses souvenirs qui disparaissent au fur et à mesure. Quelqu’un surveille les caméras du "musée du Docteur", un musée où les costumes des précédentes incarnations et les détails les plus personnels du Docteur sont affichés, et ça n’est visiblement pas une personne bien intentionnée.
Tony Lee est un auteur anglais qui a beaucoup travaillé pour des petits éditeurs et qui a signé quelques numéros chez Marvel sur des séries comme X-Men Unlimited ou encore Amazing Fantasy (le relaunch bien entendu). Scénariste anglais et Docteur Who font en général bon ménage puisque la série a bercé des générations de britanniques depuis les années 60.
Lee décide donc d’écrire son épisode à lui où plusieurs Docteurs sont mis en scène. Une tradition de la série télévisée où différentes incarnations du Docteur se croisent pour résoudre un problème contre lequel un seul Docteur est inefficace. Mais dans "The Forgotten", il n’y a pas de réelle rencontre entre les Docteurs. La dernière incarnation a perdu ses souvenirs et les récupère peu à peu en se remémorant ses précédentes aventures à travers différents objets.
Du coup, cela apporte au lecteur non expert de la mythologie Who-ienne, un bon et un mauvais point. Le bon, c’est que cela familiarise avec les précédents Docteurs et que cela peut donner envie de regarder les anciens épisodes (ressortis en DVD chez BBC Videos - mais accrochez-vous il y en a une palanquée et le rythme n’est plus tout à fait le même). Le mauvais point, c’est qu’on se sent un peu perdu si jamais on ne s’est renseigné sur le Docteur et son passé. Un minimum de renseignement est donc requis.
Pia Guerra au dessin est une bonne nouvelle. Surtout que The Forgotten est son premier projet depuis la fin de Y The Last Man (sauf erreur de ma part). Seulement, la jeune femme n’a visiblement pas le temps de signer les six numéros et IDW doit faire appel à deux artistes pour rendre les numéros à temps. Globalement, le résultat est mi-figue mi-raisin avec toujours cette satanée contrainte de dessiner des caricatures ressemblantes aux acteurs.
Au final, The Forgotten, seconde mini-série qui met en scène le dixième Docteur, est un récit que j’ai trouvé assez moyen et finalement moins fun que Agent Provocateur même si le fond de l’histoire en lui-même est assez bien trouvé et fidèle à la série. Dommage qu’il faille six numéros pour en arriver là. Si vous êtes fan du Docteur, vous y trouverez certainement votre compte (à moins d’une erreur grossière de continuité - que je n’ai pas repérée, n’étant pas expert en la matière). Si vous vous contentez de la série télévisée, ce comic-book ne vous fera pas changer d’avis.
