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JLA : Salvation Run TPB

dimanche 25 janvier 2009, par Mathieu Doublet

(Bill Willingham & Matthew Sturges / Sean Chen)

Ce TPB contient les sept parties de la mini-série.


Rick Flag et Amanda Waller, responsables du Suicide Squad, ont enfin trouvé la solution pour débarasser la Terre de ses super-vilains. Et à la manière du Suicide Squad, ils leur font même une fleur. En effet, ils vont, à l’aide d’un Boom Tube, les envoyer sur une planète hospitalière, qui contient tout ce qu’il faut pour survivre et qui est inhabitée. En théorie, les vilains pourraient donc faire ce qu’il leur plait sur cette planète. Que tous ceux qui voulaient conquérir l’univers soient heureux, ils ont une belle planète sans super-héros pour mettre leur projet à bien.

Là où ça coince, c’est que les super-vilains, une fois sur cette planète, trouvent que l’endroit n’est pas si hospitalier que ça. Des créatures, entre reptiles et cyborgs, les attendent à chaque coin de forêt. Alors oui, ils ont détruit, pillé, voire même tué des super-héros mais tout de même, les vrais monstres, sont les décisionnaires qui les ont envoyés dans une prison ouverte où la seule issue est de mourir tôt ou tard. Alors que les "prisonniers" sont envoyés par vagues, il finit par y avoir deux équipes : celle qui soutient le Joker et ses manières extrémistes, l’autre qui se range du côté de Lex Luthor qui pense avoir le moyen de retourner sur Terre.

Salvation Run est arrivée en pleine débâcle éditoriale de l’univers DC, plus ou moins liée à l’événement hebdomadaire Countdown sans en avoir le sur-titre et donc y être affilié. Pourtant, la conclusion laisse penser que Salvation Run comme d’autres séries est effectivement reliée à ce qui se passe dans l’univers DC. Ce sont Bill Willingham et Matthew Sturges (les scénaristes de Fables, Jack of Fables et House of Mystery) qui sont chargés de fournir sept épisodes racontant comment les ennemis des super-héros réussissent à survivre (ou non) sur un planète hostile.
Les scénaristes utilisent comme point de départ une idée qui est bien plus agréable (et plus intéressante) que celle de Marvel : les vilains ont une chance de s’en sortir et ne sont pas simplement parqués comme des animaux. Le conflit entre Luthor et le Joker est lui aussi très bien amené. Malheureusement, certaines intrigues sont étrangement développées à tel point qu’on se demande bien pourquoi elles ont été intégrées au récit : je pense à tout l’épisode de Vandal Savage qui chercher à construire un harem, à la présence de Catwoman (dont les épisodes de la série régulière auraient mieux fait d’être compilés ici) ou à celle d’un héros qui n’aura décidément pas de chance par la suite.

Si Bill Willingham laisse rapidement la main à Sturges en solo (après deux épisodes en fait), le dessinateur reste le même. Je n’ai pas eu l’occasion de voir le travail de Sean Chen sur Iron Man ou alors son nom ne m’a pas laissé de marque. Ceci étant, le dessinateur s’en sort vraiment bien. Certes les hachures qui parsèment les planches, de ci de là, sont parfois maladroites mais globalement, le dessin est assez léché. On s’y retrouve dans les personnages et les scènes d’action où ils sont parfois très nombreux.

Salvation Run est donc une semi-réussite. Il y avait matière avec cette idée de développer bien plus le concept. DC aurait même pu en faire l’événement de l’année si elle n’était pas coincée dans ses Crises à n’en plus finir et si les vilains étaient au centre de l’univers.
En tout cas, cela permet à Willingham et Sturges de tâter un peu plus de costumes avant leur arrivée sur JSA, de revoir quelques vilains de leur invention (ou de celle de Pfeifer, qui était peut-être de la partie à un moment ou à un autre) et d’avoir donné leur premier rôle à des méchants avant la parenthèse à venir "Faces of Evil".


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