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Captain Action #1

vendredi 23 janvier 2009, par Mathieu Doublet

(Moonstone / Fabian Nicieza & Marv Wolfman / Mark Sparacio & James Brown)

Captain Action est le fils de son père, ayant lui-même porté le costume. Le pouvoir de ce héros est un peu particulier puisque grâce à un appareil magique, il peut prendre l’apparence (et les facultés) de n’importe qui. D’ailleurs, le père de Captain Action lui a demandé de résoudre une dernière énigme : trouver qui sont les traîtres au sein de l’équipe de super-héros. En effet, ces méta-humains ont été crées par le Red Crawl, une entreprise qui est finalement démasquée comme un centre d’espionnage. Captain Action doit donc éliminer tous les anciens co-équipiers de son père sans savoir s’il a des alliés quelque part.

C’est confus ? Je vous avoue que c’est assez normal car Captain Action prend aussi la mentalité de celui dont il endosse le look. On démarre donc le comic-book avec un super-héros dénommé Savior qui détruit une base espionne puis on se rend compte qu’il ne s’agit pas du tout du héros de départ.

Et le fait que l’histoire ne fasse que 11 pages ne permet pas de bien développer l’histoire ... Pourquoi un comic-book classique ne contient une histoire principale de 11 pages ? Parce qu’elle est accompagnée de deux autres récits.
Le premier est la perpétuelle bagarre entre l’inspecteur Juve et Fant’mas, le bandit fantôme ... Une histoire courte qui montre Fantômas sous son jour le plus cruel : on est loin des films avec Jean Marais et Louis de Funes, avec une volonté de montrer Paris mais forcément avec quelques soucis dans les noms. Les américains ont d’ailleurs quelques soucis avec le ô puisque Fantômas devient Fant’mas ou bien Fantùmas et le journaliste Jérôme Fandor est toujours appelé par son prénom Jerùme. Les accents aigus sont remplacés par des accents graves et vous voyez un peu le topo.
Pour finir, Mandrake fait son retour. Un Mandrake bien embêté parce qu’il se rend compte que Lothar et le Phantom lui-même réalisent des vols. Ca ne peut bien entendu pas être eux et Mandrak va déjouer les plans de l’imposteur. Là encore, en quelques pages, pas de quoi faire des miracles mais au moins, on sent une intrigue se développer.

Captain Action est au départ une ligne de jouets dont le personnage pouvait se transformer en n’importe quel super-héros (oui oui, même les héros Marvel et DC - à l’époque l’entreprise de jouets Ideal Toys avait leur licence). Produit à la fin des années 60 alors que le courant super-héroïque chute, il n’a pas une grande espérance de vie. DC en tire une mini-série de cinq numéros mais avec un personnage complètement différent.
Les jouets sont revenus dans les années 2000 mais le fait que le producteur de figurines ne puisse utiliser les licences des deux gros éditeurs de comics a fait qu’elle a rapidement arrêté la ligne de Captain Action (The Lone Ranger et Green Hornet, ça ne suffisait pas pour marcher).
Et c’est donc Moonstone qui se lance dans la reprise du titre avec des scénaristes qui font de bon boulot et un dessinateur qui cache les défauts de ses traits derrière une bonne couche de Photoshop.

Captain Action est donc surtout attachant par rapport à l’amour de celui qui a racheté la licence mais avec cet unique premier numéro (je suis passé à côté du numéro 0), difficile d’accrocher. Et ça n’est pas Fantômas ni Mandrake qui vont me pousser à continuer le titre.


Mes petits paris :
Envie de lire la suite ?
Pas vraiment. Même si les dessins de Mandrake et Fantômas sont assez charmants, j’ai du mal à accrocher à la revue dans son ensemble.
Parution de la suite ? Moonstone doit capitaliser sur ces franchises donc il devrait y avoir une suite. Pendant combien de temps est une meilleure question.
Parution du TPB ? Un TPB existe déjà mais je crois qu’il s’agit plus de nouvelles illustrées que de comics. Ceci étant Moonstone a aussi une politique de publication en TPB.
Traduction en français ? Ah ben, si ça trouve preneur, je ne prends plus rien à la logique des éditeurs français.