vendredi 9 janvier 2009, par
(Wildstorm / Dan Abnett & Andy Lanning / Simon Coleby)

Durant les événements de Number of the beast, le bébé univers alimentant le Carrier a disparu. Du coup, le vaisseau n’a pas eu d’autres possibilités que de s’écraser et il choisit la ville de Londres pour cela. Une ville qui s’écrase et qui fusionne avec une autre, voilà comment Swift, qui a récupéré une partie de ses facultés volantes, décrit la scène. Midnighter est aussi relativement inchangé. Appolo est obligé de vivre dans les airs, bien au dessus de la couche de smog (mélange de fumée et de brouillard, typiquement londonien), là où le soleil peut encore le recharger.
Si les vagues électro-magnétiques ont touché le Carrier, vous imaginez ce qu’elles ont pu faire à Angie l’ingénieur dont les nano-machines n’ont pas pu survivre longtemps. Et c’est sans parler de Jack Hawksmoor, en relation avec une ville complètement détruite ...
L’Autorité n’est plus ce qu’elle était. Avec les trois quarts de ses membres disparus ou impuissants, on ne peut pas dire que la bande à Hawksmoor soit très brillante. C’est ce que réussissent à nous faire ressentir le duo de scénaristes freelance Dan Abnett & Andy Lanning. D’autant plus qu’ils mettent la nouvelle ville d’Unlondon dans des conditions critiques. A l’instar de ce qui se passe à Los Angeles chez les Wildcats, un ancien ennemi de l’Autorité tente de prendre le contrôle de la ville mais ça n’est pas tout. Car il y a aussi le virus de la fièvre Warhol, qui transforme les gens en monstres complètement furieux pendant quinze minutes. Heureusement, les auteurs n’oublient pas de placer derrière bien des obstacles, une lueur d’espoir.
Difficile d’en dire plus au bout de ces cinq numéros, ceux-ci étant liés les uns aux autres très étroitement et la présence d’un semblant d’arc difficilement reconnaissable.
Simon Coleby est chargé de mettre toute cette noirceur en images et il s’en tire vraiment pas mal. Ausssi bien du côté des gros monstres que de leur victimes humaines en passant par les couloirs du Carrier et des designs robotiques. C’est noir, c’est sombre mais c’est exactement ce qu’il faut au titre.
The Authority a l’avantage de présenter l’équipe sous un jour nouveau. C’est aussi dans ce titre qu’on trouvera l’éventuelle porte de sortie au problème de la fin du monde. Mais la série n’évite pas le phénomène de dilution ce qui est assez dommage. Quelques éléments sont là aussi pour nous permettre de raccrocher les wagons aux autres titres Wildstorm (en tout cas à Wildcats pour sûr) en citant les mystérieux Nevada Gardens. A suivre donc.
