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I Kill Giants #1-7 - mis à jour

mardi 10 février 2009, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Joe Kelly / J.M. Ken Niimura)

Mise à jour de l’article déjà paru dans la rubrique ’Premiers essais’.

Barbara Thorson est une jeune fille pas tout à fait comme les autres : le fait qu’elle porte des oreilles de lapin, qu’elle préfère faire des parties de jeu de rôle et potasser son guide du maître plutôt que de participer à des questions futiles, ne font pas d’elle l’une des élèves les plus populaires de son école. Alors quand un père d’élève vient exposer le métier de "redonneur de confiance" à sa classe, autant dire que Barbara n’y prête pas beaucoup d’attention. Elle a déjà un sens à sa vie : repérer les géants, chasser les géants, tuer les géants.

C’est tout ce que vous saurez en lisant la première partie de cette mini-série qui en comporte sept. Joe Kelly rend bien le malaise de Barbara et joue sur le fait que la jeune fille pourrait bien ne pas être folle. Le début du comic-book est déroutant parce qu’on ne sait pas bien où l’on se trouve (typique du scénariste - remember Steampunk ?). Par la suite les choses deviennent bien plus claires au fur et à mesure qu’on rentre dans le quotidien de Barbara que ce soit à l’école ou bien dans le cadre familial en compagnie de sa grande soeur (qui semble avoir la charge du foyer) et de son frère.
Par la suite, Kelly nous propose une belle histoire et une explication au monde dans lequel Barbara se trouve. Finalement, on n’est pas si loin de Zero Girl de Sam Kieth, même si l’ambiance est moins barrée. Le scénariste réussit à mélanger univers réel et univers fantasmé jusqu’à une conclusion très émouvante.

C’est le dessinateur espagnol J.M. Ken Niimura qui se charge de mettre en image ce comic-book. Le dessinateur est "connu" en France pour avoir illustré les livres "Le japonais en manga". Ses autres nombreuses productions sont espagnoles. Le style du dessinateur (en partie d’origine japonaise) est donc proche du manga. Du manga à l’européenne mais de qualité dirais-je avec un style personnel qui n’essaie pas de copier les stars nippones. Il apporte un peu de fantaisie au personnage de Barbara en l’habillant n’importe comment et en apportant délicatement les lutins et les fées qui remplissent le monde de la jeune fille.

Bref, ce I Kill Giants, même s’il fournit tous les éléments de plaisir aux lecteurs fans d’univers barrés, est une très bonne histoire, drôle, prenante et émouvante. La version mensuelle, à 3 euros le numéro, avec 24 pages noir & blanc et sans aucune page de publicité (non vraiment aucune) est tout simplement un pur bonheur, Il serait vraiment dommage de passer à côté d’une si jolie histoire, surtout si l’on aime l’ambiance des récits de Sam Kieth.


P.S. Apparemment, le premier numéro a bien fonctionné puisqu’un deuxième tirage est paru. La couverture est totalement bleue au lieu du rouge originel.


Pour acheter ce livre :

Il n’y a pas encore de version TPB de ce récit. Pourtant, les auteurs en parlent dans un des numéros de la série à travers "les coulisses de I Kill Giants" qui concluent chaque numéro. Espérons que cela se fasse.

En tout cas, c’est le cas en France avec cette première partie :

Le seconde devrait sortir au mois d’août.

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