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The Invisibles TPB #2 : Apocalipstick

lundi 1er janvier 2007, par Mathieu Doublet

Cet article est déjà paru sur le site France-Comics.

(Vertigo / Grant Morrison / cinq dessinateurs, on en parle plus bas)

Nous avions quitté King Mob et sa bande dans un moulin à vent, en train de récupérer d’un voyage dans le temps de la révolution française et d’une baston contre le démon Orlando. Jack Frost y a perdu une phalange d’auriculaire. Le jeune décide alors de se faire la malle et partir loin, très loin de cette bande de tarés tandis que le moulin est encerclé par les myrmidons, les soldats de l’ennemi. Jack Frost va-t-il réellement quitter l’équipe des Invisibles ? Les autres héros vont-ils s’en sortir ? Vous le saurez en lisant ce second TPB mais ce n’est vraiment
que le début des joyeusetés.

Car Apocalipstick est aussi et surtout le moyen de découvrir d’autres visages des Invisibles, grâce au fantômatique John, albinos avant l’heure, annonçant Elijah Snow de Planetary ou encore grâce à Jim Crow, incarnation charnelle d’esprit vaudou et du Baron Samedi en particulier. On apprendra aussi toute la vie d’un des personnages secondaires du premier TPB, en l’occurence un des gardes d’Harmony House qui se fait descendre par King Mob. Tout cela relativise pas mal les actions des Invisibles et donne une vision bien particulière de la phrase "La vie n’est qu’un jeu". Cet épisode m’a fait penser à l’épisode spécial de Hellblazer se passant à Dublin. On y retrouve la même ambiance de récit de tous les jours bien que le destin de Bobby soit toutefois bien particulier.

Pour le dernier tiers de l’histoire, on se replonge dans la continuité avec tout de même une grande part de l’histoire consacrée aux origines de Lord Fanny. Superbes, tragiques, complexes et pourtant assez lisibles (si l’on passe le nom des dieux aztèques), le personnage de Lord Fanny gagne une sacrée épaisseur là où les personnages de Boy ou Rigged Robin passent pour de sacrées glandeuses.

En résumé, ce second TPB développe l’univers des Invisibles sans faire beaucoup avancer l’intrigue. L’univers de Morrison est riche mais on ne comprend pas trop où il veut en venir. L’ennemi est toutefois mieux cerné avec à sa tête l’infâme Sir Miles. Pas mal de petits détails font référence au premier TPB et il serait fort surprenant que Morrison n’utilise pas cette technique pour les TPB suivants. J’espère que l’on y apprendra qui est le mystérieux John et l’importance de l’auto-stoppeur que King Mob prend dans sa voiture.

Pour les dessins, cinq artistes se relaient : Jill Thompson qui réalise l’arc consacré à Lord Fanny et l’épisode débutant le TPB, Chris Weston (qui dessinera plus tard les 13 numéros de The Filth) se chargeant de l’épisode vaudou, John Ridgway, Steve Parkhouse et Paul Johnson réalisant chacun un épisode.

The Invisibles continuent de séduire et tout en étant complexe, se révèle bien plus accessible que The Filth.