vendredi 24 octobre 2008, par
(IDW / Scott Ciercin / Nick Stakal)
Christabella se réveille un beau jour à Silent Hill : la brume et les monstres ont disparu, le psychiatre Troy Abernathy s’occupe d’elle : bref le monde rêvé en quelque sorte. Ca c’est qu’une petite fille normale pourrait penser. Mais pas Christabella qui en veut à mort à sa soeur Lauryn de l’avoir enfermé dans cet enfer très personnel.
Kenneth Carter est un acteur à succès, passionné par les toiles d’Ike Isaac à propos de Silent Hill et qui a même trouvé le moyen d’en faire un film. Mais pour l’heure, Carter est plus connu pour avoir eu une aventure avec des triplettes issues du monde des affaires. Quand il apprend que son amour d’enfance a disparu, il passe à travers l’une des peintures et se retrouve, devinez où ? A Silent Hill, bien sûr où Christabella est bien heureuse d’avoir retrouvé ses pouvoirs.
Scott Ciercin nous emmène une dernière fois à Silent Hill et le scénariste ne va pas vous ménager le moins du monde. Accrochez-vous car il va falloir suivre ce que sont devenues Le docteur Abernathy, Christabella et Lauryn (de Dying Inside) Ike Isaac (de Paint it Black) et Whately (de The Grinning Man). Etrange qu’on ait qu’une très rapide apparition de Dalilah (de Among the Damned).
Bref, si vous n’avez pas les précédents opus de Silent Hill, vous allez avoir du mal à comprendre cette dernière partie. Il faut dire que même en ayant lu les parties précédentes, le suivi de l’intrigue n’est pas simple.
Pourtant, je ne dirais pas vraiment que la faute en revient au scénariste. Pas entièrement. Car s’il y a problème, c’est un véritable problème d’équipe. Le même défaut qui revient tout le temps : les pages sont très compliquées à lire. Les personnages se ressemblent, les plans d’ensemble indescriptibles et les indications de texte parfois confuses. Bref, le scénariste aurait certainement dû donner plus d’indications à Nick Stakal (qui reprend son poste d’artiste après The Grinning Man) qui aurait gagné à signer des planches plus fines. Merci à l’éditeur qui a laissé passer tout cela sans broncher et sans se dire qu’il fallait prendre bien du recul pour comprendre ce qui se passe.
Ajoutons à cela que les deux derniers numéros ultra colorés par rapport au reste du bouquin donnent l’impression d’avoir été réalisé à l’arrache. Non pas que cela soit désagréable, il y a même du style dans tout cela mais franchement, ça n’aide pas à la compréhension.
Alors au final, ce Dead / Alive a au moins un mérite, c’est de clore toutes ces petites intrigues qui étaient démarrées sans qu’on le sache vraiment dans les aventures précédentes. Du coup, on comprend mieux pourquoi l’édition de l’omnibus Silent Hill qui correspond à une histoire complète.
Même constat, ce Silent Hill est destiné aux lecteurs courageux et persévérants. Les autres iront plutôt voir du côté de la dernière mini-série Sinner’s Reward qui a au moins l’avantage d’être moins prise de tête.
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Dead / Alive est donc aussi disponible dans l’omnibus :