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Ultimate X-Men HC 7

jeudi 9 octobre 2008, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Robert Kirkman / Tom Raney, Ben Oliver, Salvador Larroca & Leinil Yu)

Ce hardcover reprend les épisodes 66 à 74 de la série régulière et le deuxième numéro annuel.


Un membre dans le coma, un mort, une Rogue pas mal amochée après avoir absorbé les pouvoirs de Gambit (et peut-être plus), voilà dans quel état se retrouve l’équipe des jeunes mutants de Charles Xavier. C’est sans compter le départ d’autres membres pour l’école d’Emma Frost. Bref, ça n’est pas très drôle.

C’est peut-être pour ça que les couples se forment. Rogue avec un Iceman bien content (si si), Logan avec Ororo (même si leur relation n’est pas franche) et bien entendu Jean et Scott avec une demoiselle qui voudrait que son petit ami se lâche un peu plus. Kurt, quant à lui, a du mal avec la révélation de l’homosexualité de Colossus. Et le professeur Xavier dans tout ça ? Même si son coeur est toujours accaparée par la jeune télépathe de l’équipe, il est contacté par Lilandra, la Majestrix de l’église de l’illumination Shi’ar. Celle-ci propose des fonds à Xavier pour son école en échange de quoi, il la laissera rencontrer Jean Grey.

Robert Kirkman démarre son run sur Ultimate X-Men par un arc en trois numéros où les mutants sont censés se détendre. Sauf que l’on est pas dans les époques relax de Claremont, la détente n’est pas à l’ordre du jour et les drames passés sont encore trop frais. Le scénariste introduit donc les événements à venir comme l’apparition du Phénix ou l’arrivée d’un nouveau mutant Elliot Boggs qui a tendance à modifier la réalité.

Quoi ? Modifier la réalité ? Ben oui, le nouveau mutant a les mêmes pouvoirs que la Scarlet Witch, ce qui est assez surprenant. Cependant, s’il y a redite, Kirkman s’en sert pour illustrer une idée sympathique que je n’avais pas encore lue, cela pourrait presque donner au livre une raison d’exister.

Kirkman est accompagné pour ces 9 numéros (3 arcs de 3 numéros) de Tom Raney et Ben Oliver. Le premier a bien entendu évolué depuis son arc mémorable de Stormwatch mais il garde pas mal de tics propres aux artistes Wildstorm avec notamment, l’envie d’avoir le même style que J. Scott Campbell, le père de Danger Girl. Oliver a un style plus personnel qui relève le niveau, il n’y a qu’à comparer les couvertures des numéros, toutes colorisées par Richard Isanove pour voir la différence.

Au final, ce volume n’est pas vraiment conseillé. On a l’impression que Kirkman aligne les scénarios uniquement pour coller aux impératifs éditoriaux. Il passe en plus après Brian K. Vaughan qui a signé le meilleur moment de la série. Autant dire que le scénariste d’Invincible et de Walking Dead avait du pain sur la planche. Comme les numéros se lisent très très vites (pas beaucoup de dialogues dans les pages), on n’a pas vraiment l’impression de lire plus de 180 pages de bande dessinée. Les lecteurs qui suivent la série en mensuels doivent souffrir.
Si vous avez envie de quelque chose d’autre, vous pouvez mettre ce livre de côté et le prendre quand vous serez en manque de lecture.


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