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Starman Omnibus Volume 1

mardi 7 octobre 2008, par Mathieu Doublet

(DC / James Robinson / Tony Harris, Teddy Kristansen, Matt Smith, Tommy Lee Edwards, Stuart Immonen, Chris Sprouse, Andrew Robinson, Gary Erskine & Amanda Conner)

Cet omnibus contient les épisodes 0 à 16 de la série régulière. Cela correspond aux deux premiers TPBs Sins of the Father et Night & Day.

David Knight a repris le job de son père : être Starman et défendre Opal City avec le bâton cosmique et le costume rouge et vert avec la crête sur le crâne. Sauf qu’une nuit de patrouille, David est abattu par un sniper. La ville perd son défenseur et Ted Knight, le père, le premier Starman demande à son second fils, Jack, de prendre la relève. Le problème, c’est que Jack préfère vivre dans sa petite boutique d’antiquaire (enfin d’objets complètement étranges et particuliers qui ne peuvent parler qu’aux collectionneurs passionnés) que d’enfiler un collant et de parader à la recherche de mauvaises actions.
Ce que Jack ignore, c’est que le meurtre de son frère est l’oeuvre d’un fils portant un amour entier pour son père. Et que son père n’est autre que The Mist, l’ennemi juré de Starman. Cela devient donc une affaire de famille et Jack va devoir se débrouiller pour rester vivant même si cela signifie de reprendre le rôle de Starman, dans sa version "à lui".

L’intro est légèrement différente et pourtant, nous parlons bien ici du même Starman déjà chroniqué sur ce site. L’omnibus présente l’avantage de proposer les aventures de Jack Knight alors que les TPBs sont de plus en plus difficiles à trouver.

Je vais donc vous laisser jeter un oeil à la chronique liée ci-dessus pour la première partie de l’omnibus. La seconde partie enfonce le clou d’une certaine manière et amène Jack Knight à accepter son destin. Sur la longueur, on sent réellement que passée la différence entre Knight et le monde qui l’entoure, Starman est une série sur le temps.
Le temps représenté bien entendu par l’héritage, quelque chose que Robinson explorera dans beaucoup de ses séries que ce soit The Golden Age ou bien Hawkman mais aussi comme passé, présent et futur. Jack est pris par son passé et ses relations familiales (formidable épisode où il rencontre son frère) et grâce à l’étrange personnage de The Shade parcourt une ville qu’il pensait connaître mais dont il ignore bien des côtés.
Certains personnages qu’il rencontre lui prédisent aussi son futur, bien sûr en restant le plus vagues possibles. Un tour de force de la série est, dès les premiers numéros, d’annoncer par le biais de cartouches de textes, ce qui va advenir au personnage. Est-ce que Robinson avait prévu dès le départ ce qu’il allait arriver à son héros ou lançait-il des phrases au hasard qu’il reprendrait par la suite dans la série ? En tout cas, l’attention du lecteur est acquise.

Le temps aussi géré vis à vis de son dessinateur attitré Tony Haris. En effet, régulièrement, la série fait un pas de côté pour se consacrer au passé d’Opal City. A ce moment, des dessinateurs invités peuvent prendre la relève et développer le background de la série sans perdre en intégrité artistique sur toute la partie "présent" de l’histoire. Cela permettait aussi à Harris de tenir les délais et de produire des comic-books de qualité.

L’omnibus sera aussi l’occasion de savourer une belle aventure découpée de façon particulière et appelée Sins of the Child (qui rappelle donc le premier arc) qui présente une même journée vécue par des personnages différents.
Bref, le livre est de qualité, la série aussi et le format superbe. Ajoutons à tout cela que James Robinson se livre à l’exercice de la préface et surtout de la post-face qui dévoile la construction de Starman au travers de l’histoire des comics. On en a sept pages écrites assez petit ce qui permet une véritable plongée dans la création du titre. A vrai dire, j’ai même regretté que les pages de courrier des lecteurs ne soient pas incluses dans le livre : on a celles des numéros 0 et 1 et puis plus rien. Pourtant Robinson demandait à ces lecteurs, des histoires de collectionneurs (peu importe de quelle collection) plutôt que des commentaires sur le numéro qui venait de sortir. J’ignore comment cela s’est déroulé tout au long de la série en mensuels mais cela avait la qualité d’être très original.

Starman est une très bonne série, longtemps vantée par un internaute dénommé Corbulon (ou Jack Knight suivant le forum) et qu’il en soit donc remercié ici et prend ici toute sa richesse (un Absolute aurait été encore plus formidable mais moins abordable).


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(Notez qu’Amazon passe par l’Angleterre pour acheter ce livre. Le tarif est donc exagéré. La version américaine coûte 50 dollars. En passant par le Marketplace, vous trouverez des prix plus proches de l’original.)

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