mercredi 7 janvier 2009, par
(Wildstorm / Cristos Gage / Neil Googe & Pete Woods)

Après les événements de Armageddon, Revelations et Number of the Beast, l’univers Wildstorm est dans un véritable sale état : monde post-apocalyptique dans lequel les quelques humains n’ayant pas mystérieusement disparu sont les victimes de personnes aux super-pouvoirs et aux préférences culinaires cannibales. A Los Angeles, l’équipe des Wildcats tente tant bien que mal de sauver ces malheureux humains et les accueillir au sein de la tour Halo Corp qui a résisté au cataclysme.
Mais dire que les Wildcats n’ont pas payé de leur personne est erroné : Jack Marlowe, alias l’androïde Spartan, a pété une partie de ses plombs et ne dispose plus de certains avantages comme la téléportation (depuis que la nouvelle Void est apparue et a disparu - cf Captain Atom : Armageddon et la mini-série Armageddon).
Il est redevenu un simple androïde et Cole Cash, aka Grifter, est le second homme à la tête d’Halo, un vice-président improbable. Zealot est toujours là tout comme Warblade, Voodoo et Maul. Ce dernier a réduit sa masse musculaire au minimum afin d’augmenter ses capacités intellectuelles et de trouver une solution au problème mondial. Du coup, on pourrait penser qu’il leur manque un peu de force de frappe mais c’est sans compter sur l’androïde psychopathe Maxine Manchester ou Nemesis et ses épées mortelles.
Je vous laisse quelques menus détails pour ne pas déflorer ce premier arc qui est donc l’une des grosses prises de risque pour Wildstorm. L’univers est totalement "reconstruit" et l’on se demande si le paysage apocalyptique mis en place va pouvoir tenir longtemps. Certes ça n’est clairement pas du comic-book fun mais avec Cristos Gage en place depuis déjà un certain temps aux commandes des titres de l’univers, on peut espérer un tant soit peu de constance et de stabilité.
Comme à son habitude, le scénariste tisse un scénario solide et qui met bien en place ses pions, même si l’intrigue n’a pas vraiment démarré. Les fans de Wildcats ne seront pas dépaysés avec quelques allusions par ci par là qui prouvent que le scénariste est attaché à l’univers. Ceux qui ont aimé Stormwatch PHD auront aussi leur petit lot de consolation, mais chut !
Reste le choix graphique d’un Neil Googe qui a dessiné précédemment la série Welcome to Tranquility. Le dessinateur ne m’a pas semblé super à l’aise. Je trouve que son dessin correspond bien à une série fraîche comme celle de Gail Simone mais qu’il manque de rudesse sur du post-apo. Ca n’est que le début et il y a fort à parier qu’on s’habitue au style au fur et à mesure des numéros.
Pete Woods se chargera du fill-in du numéro 5 qui se concentre sur l’histoire de Jack Marlowe / Hadrian / Spartan et ce qui l’a amené à devenir l’être indécis que l’on découvre. On ne peut pas dire que Woods se foule énormément. L’encrage est très épais et le dessin perd en finesse. Dommage.
Wildcats s’annonce bien (tout comme les autres numéros estampillés World’s End que ce soit Authority ou Stormwatch PED - oui, ça n’est plus PHD). Espérons que Gage reste à bord quelques temps et que les responsables éditoriaux gardent ce cap encore quelques dizaines de numéros. Ca serait dommage de gâcher tout ce travail alors qu’on en profite tout juste. reste la grande question de la nouvelle Void, pas franchement résolue, mais cela viendra peut-être avec le temps.

Le premier numéro possède deux couvertures qui juxtaposées donne ce poster promo :