Onirique Comics 7.1

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Captain Stoneheart & the Truth Fairy

samedi 16 août 2008, par Mathieu Doublet

(Image / Joe Kelly / Chris Bachalo)

La mer porte bien des contes et des histories mais aucune plus tragique que celle du capitaine Coeur de Pierre et de la fée de la Vérité. Le capitaine Stoneheart est un pirate et un vrai. Un qui pille et qui ripaille après avoir vaincu son ennemi même si celui-ci ne le devient que pour ne pas lui avoir laissé le passage.
Ainsi le capitaine hippopotame récupère les trésors du navire « Anémone » et découvre une fée sous une cloche de verre parmi les pièces d’or et les bijoux. Celle-ci lui demande de la ramener chez elle mais le Cœur de Pierre a un autre but : découvrir la mythique Ile Mystérieuse. Son terrifiant caractère aura-t-il raison de la bonté de la fée ou bien saura-t-elle trouver un peu de joie et de bonheur dans le pachyderme ?

C’est toute la question de ce conte de fées signé Joe Kelly qui prend les rênes de ce récit tiré de la série régulière Elephantmen (il s’agit en fait du #7 augmenté). La fin de l’histoire est tout de même prévisible vue la première phrase, celle qui ouvre le récit mais bien entendu le conte va réserver un petit détour et ne pas simplement condamner le capitaine Cœur de Pierre sans lui donner l’occasion de se racheter.

Il s’agit donc bien d’un conte visant parfois du côté de la bande dessinée mais la plupart des pages (ou des doubles-pages) ne contient qu’une seule illustration ou plusieurs illustrations soudées les unes aux autres comme se plait à le faire Chris Bachalo. Le dessinateur de Steampunk (ou actuellement des X-Men) réalise donc des illustrations complexes réhaussées par les couleurs d’Aaron Lusen. Pourtant dès que l’éclairage tend vers le sombre, les illustrations sont difficiles à déchiffrer. Pour le reste, c’est du Bachalo, donc du très très joli.

L’album est un bel ouvrage cartonné et semblant contenir beaucoup de pages. En réalité, il y a anguille sous roche et les vingt dollars de la couverture n’équivalent finalement qu’à un récit de 46 pages auxquelles sont ajoutées le script et les illustrations sans colorisation et sans paroles. De quoi être un peu déçu du contenu du livre.
On trouvera aussi un CD avec l’histoire racontée et jouée par deux acteurs. S’il n’y a effectivement que deux personnages principaux, il est dommage que le narrateur n’ait pas eu droit à une troisième voix qui aurait pu doubler les personnages secondaires. Malheureusement, Doug Rowell occupe quasiment tout le disque (en compagnie de Starshine Roshell qui campe une fée peu convaincante) et les effets sonores sont très maigres sans parler des musiques de fond inexistantes.

Captain Stoneheart & The Truth Fairy (bonjour le jeu de mots) n’est donc pas une réussite complète. Il s’agit d’un conte agréable et joliment illustré mais qui bénéficie d’une édition bien trop luxueuse pour ce qu’elle contient d’autant que le bonus sortant l’ouvrage des sentiers battus n’a pas eu droit au soin nécessaire à une bonne adaptation sonore. Un album à trouver d’occasion ou à attendre compilé avec d’autres récits liés à Hip Flask ou les Elephantmen.


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