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Hip Flask : Sélection Contre Nature

vendredi 15 août 2008, par Mathieu Doublet

(Image / Richard Starkings & Joe Casey / Jose Ladronn – VF : Semic)

Afrique du Nord – 2218. Le professeur Nikken réalise des expériences embryonnaires. Et il est arrivé à manipuler les gènes d’une créature assimilant plusieurs animaux sauvages. Puisque l’embryon a pu se développer, la première étape de son projet a réussi. Il faut maintenant implanter les embryons dans des femelles humaines afin de clore le projet. Et c’est comme cela que nait un homme hippopotame, le projet 7A, aussi noté Hippopotamus / Hieronymous Flask.

Nikken, à travers l’organisation Mappo, traite ses créatures comme des animaux dénués de toute pensée intelligente et devant obéir à l’organisation et ne pas sortir du domaine de Mappo. L’homme est doué de raison mais les créatures de Mappo ne doivent pas chercher à atteindre cette supériorité, elles doivent rester au service de l’homme. Pourquoi alors se triturer les méninges pour en faire des créatures plus intelligentes que leur base animale ? Tout simplement pour en faire des machines de combat. Et tout le monde sait bien que ce genre d’initiative finit mal. Pourtant ce ne sont pas les animaux qui sont les initiateurs de la révolte mais bel et bien les Nations Unies.

Ce sont donc 48 pages destinées à présenter le monde d’Hip Flask et en théorie la première partie d’une série de trois one-shots. Malheureusement, les deux albums suivants ne sont jamais sortis en VF (mais ils l’ont été en VO et ont même été compilés en un album). Au final, pour un album de ce calibre (couverture cartonnée, format franco-belge et prix correspondant), si c’est l’histoire qui vous motive, vous aurez le sentiment de vous être fait avoir. Car plus que tout, ce sont les dessins de Jose Ladronn et la technique de colorisation de Comicraft qui sont mis en avant. Hip Flask n’est au départ que la mascotte de Comicraft (entreprise de lettrage et de colorisation créée par Richard Starkings) et sur lequel Starkings (en compagnie de Joe Casey) a donc bâti une histoire. Mais dans ce one-shot, vous n’entre-apercevrez qu’une page correspondant au monde mi-pulp, mi-cyberpunk d’Hip Flask.

Notons aussi qu’au niveau des illustrations, on en prend effectivement plein les yeux mais que c’est parfois un peu trop. Il y a beaucoup de détails et il va falloir vous éloigner de votre album pour apprécier pleinement les dessins et comprendre ce qu’ils représentent. Un défaut moins présent lors des pages construites en plusieurs cases et qui demeurent de très belle facture.

Hip Flask – Sélection contre nature est donc un livre très joli mais assez frustrant pour tous ceux qui ne pourraient pas suivre la série en VO. Apparemment, la périodicité du titre s’est accélérée (mais a perdu Ladronn au dessin) et on a donc 3 one-shots (celui-ci inclus) ainsi qu’une série régulière (comptant a priori plus de 14 numéros) ainsi qu’un graphic novel. De quoi développer un peu plus un monde intéressant.


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