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Kane TPB #1 : Greetings From New Eden

lundi 1er janvier 2007, par Mathieu Doublet

Cet article est déjà paru sur le site France-Comics.

(Image Comics / Paul Grist)

Ce TPB reprend les épisodes #1-4 de la série régulière.


Kane est un flic qui a des couilles. Un flic aussi qui a été obligé de tirer sur son co-équipier. Et que celui-ci soit ripoux ou pas n’y change strictement rien. Ainsi ses "collègues" le regardent d’un drôle d’oeil quand celui-ci revient au commissariat. Le fait que le commissaire envoie une nouvelle co-équipière à kane ne va pas lui faciliter la vie et la jeune Felix va avoir fort à faire pour que Kane l’accepte à ses côtés. Heureusement que l’enfant d’un vieux et richissime industriel a été kidnappé, ça va lui permettre de faire ses preuves.

Doté de trois aventures de Kane et Felix, ce Greetings From New Eden a une ambiance très proche de Powers, les pouvoirs en moins bien sûr. On sent la même ambiance dépressive dans la ville de New Eden, une ville construite autour d’une petite église censée protger les hommes et qui n’a, au final, réussi qu’à créer une société empreinte de criminalité.

Kane, c’est du Powers sans couleur, sans beaucoup d’humour (mis à part une bande de tarés déguisés en lapins qui pètent les plombs quand on dit qu’ils ressemblent à Bugs Bunny), mais moins torturée qu’un Sin City par exemple. Même si la preuve n’a pas encore été faite, il peut y avoir un peu d’espoir à New Eden, une espèce d’échappatoire dont Felix est l’ambassadrice même si celle-ci peut aussi prouver qu’il ne faut pas les lui briser menu-menu très très longtemps.

Bref, ce bouquin de Paul Grist est une bonne lecture dans le rayon polar. Le style est bien entendu très différent de celui de Bendis (il y a moins de paroles, moins de cases identiques) et le style graphique partage avec celui de Mignola une intéressante utilisation des ombres. Il y a aussi des trouvailles en matière de mise en scène et j’ai personnellement été scié par la confrontation entre Kane et le kidnappeur lors du premier comics. Deux pages diablement efficaces.

Je n’irai pas jusqu’à dire que ce bouquin est devenu l’un de mes titres préférés mais c’est une lecture qui m’a été recommandée par un scénariste-traducteur parisien de 2 mètres et vu la taille impressionnante du bonhomme, on a toujours une certaine tendance à être de son avis surtout quand il montre les crocs et devient menaçant (c’est bon là, M. Nikolavitch, je vous ai fait de la bonne pub ?)

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