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The Last Christmas #1-5

lundi 11 août 2008, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Gerry Duggan & Brian Posehn / Rick Remender & Chris Carman)


C’est l’hiver et bientôt l’heure de Noël. Pourtant c’est loin, très loin d’être la fête sur Terre. A force de se battre, les humains ont trouvé le moyen de s’envoyer des bombes atomiques sur la tête et de détruire quasiment tout ce qu’ils avaient. Il reste donc quelques survivants au milieu de mutants, de zombies et de pillards. Ce sont ces derniers qui posent le plus de problème à la survie puisqu’ils prennent avantage de leur force physique et de leur équipement. Le Père Noël faisait quand même sa tournée régulière puisqu’il restait des enfants à lui écrire. Et puis le drame est arrivé.

Les pillards ont atteint la cache secrète du Père Noël, ont décimé un nombre important de lutins, de rênes ainsi que mère Noël. Il n’en faut pas plus à Santa Claus pour sombrer dans l’alcool et jurer que jamais plus il ne distribuera de cadeaux. Ses tentatives de suicide sont nombreuses mais sans effet car il reste un petit garçon qui, année après année, envoie toujours fidèlement sa lettre à Papa Noël. Le petit redonnera-t-il son goût de père au gros barbu ? Ou bien sera-t-il sa cible afin que celui-ci puisse en finir ? A moins que l’homme en rouge ne hurle ses « ho ho ho » au son de la mitraillette et de la grenade …

On ne va pas le cacher plus longtemps, c’est surtout de cette dernière hypothèse dont il s’agit. Point de suspense quant à la décision du Père Noël, même si celui-ci est loin, très loin de l’image que l’on peut en avoir, toujours gentil et aimable. Vous verrez le Papa comme jamais vous ne l’avez vu : dépressif, alcoolique, ultra-violent … Les elfes auront aussi l’obligation d’évoluer ce qui donnera l’occasion aux scénaristes de glisser de ci de là, quelques autres clichés irrévérencieux envers la fête de Noël.
A vrai dire, je ne connais pas grand chose des scénaristes. Rien à propos de Gerry Dugan, si ce n’est qu’il scénarise actuellement, The Infinite Horizon et peu à propos de Brian Posehn, si ce n’est son amour du métal et sa haine envers ce qui se proclame être métal mais qui ne l’est pas (comprendre les groupes emo et screamo). Au final, les scénaristes allongent un peu la sauce (je vous ai quasiment résumé le premier épisode) mais l’humour est omni-présent et devient le facteur essentiel de The Last Christmas. Ici, on n’est pas là pour raconter une histoire absolument géniale, on est là pour se marrer avec un maximum de gore et de violence tout cela perpétré le plus possible par les personnages censés être les plus innocents de l’univers.

Et à ce petit jeu, Rick Remender s’en donne à cœur joie. Un nom qui devrait vous être assez familier puisque celui-ci est beaucoup plus connu comme scénariste. De Fear Agent (pour parler de ce qui est sorti en VF) mais aussi de Strange Girl, Sea of Red ou encore XXXombies. Même si Remender est aidé pour tout ce qui est décor, force est de constater que le scénariste s’en sort vraiment très bien. Les planches sont très détaillées, bien découpées et on ne s’ennuie pas une seconde. Son style est parfois assez proche de Tony Moore (avec qui il collaborera sur Fear Agent par exemple). Et pour ceux qui ont encore un doute, vu le nombre réduit de courrier de la part des lecteurs, vous aurez droit, certes en taille minimale, à l’évolution des planches, du storyboard à l’encrage.

Bref, The Last Christmas n’est peut-être pas un récit absolument indispensable mais pour tous ceux qui aiment les récits un peu provocateurs (quoique le final soit finalement classique), c’est une lecture conseillée d’autant plus que la réalisation est très soignée.


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