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Castlevania : The Belmont Legacy #1-5

dimanche 10 août 2008, par Mathieu Doublet

(IDW / Mark Abndreyko / E.J. Su)


Christopher Belmont est le dernier de la lignée de chasseur de vampires, les ennemis jurés du comte Dracula. En temps normal, aujourd’hui devrait être un jour sans nuage puisqu’il se marie à la belle Illyana. Mais il n’y a pas à faire, l’ombre du comte vampire rôde toujours et le rêve de son futur enfant pris par le suceur de sang ne réjouit pas Belmont le moins du monde.
Et encore, le noble ne se doute pas qu’il y un complot visant à le faire chuter du royaume et que la famille Bartley œuvre pour le retour du vampire, espérant obtenir une part du gâteau.

Castlevania est avant tout un jeu vidéo estampillé Konami qui a fait le bonheur des joueurs depuis ses tout débuts sur NES si je ne m’abuse. C’est donc la troisième fois que Konami bosse avec IDW puisque les deux premiers opus de Metal Gear Solid (version Playstation 2) ont été adaptés en bande dessinée, tout comme l’univers de Silent Hill.
Et c’est Mark Andreyko (le bof bof Black Suns chez Wildstorm, le plus attrayant Manhunter chez DC) qui s’y colle. Autant dire qu’on est plus proche du premier exemple que du second. L’intrigue est finalement très simple et se dilue sur cinq numéros là où trois numéros auraient très largement suffit. Ca n’est pas mauvais non plus : disons que les personnages sont bien caractérisés mais peut-être trop et que les combats entre factions sont trop peu nombreux pour vraiment intéresser. Vous me direz que c’est l’adaptation d’un jeu vidéo et je vous répondrai que Metal Gear Solid ou bien Silent Hill sont la preuve qu’on peut en tirer quelque chose de divertissant et de moins linéaire.

Je ne jetterai pas la pierre uniquement au scénariste car le dessinateur E.J. Su a peut-être aussi sa part dans le fait que je n’ai pas beaucoup apprécié la mini-série. En effet, Su est pleinement dans un graphisme manga, complètement assumé et relativement bien maîtrisé sans adaptation à l’américaine (style Adam Warren pour être plus explicite). Et ce qui fonctionne en manga, ne fonctionne pas toujours en comic-book. Les pages se révèlent trop grandes pour le dessinateur et si la mise en page tente de gagner un poil d’espace, les cases sont réellement trop vides, la colorisation ne faisant rien pour diminuer cet effet.

Est-ce donc la faute du scénariste qui dilue rien dans cinq numéros ou celle du dessinateur qui prend trop de place pour les scènes d’action pourtant assez vides ? Bonne question. Niveau gore, on a déjà fait mieux comme la couverture du premier numéro (qui est celle du TPB). Et là où on aurait pu se rincer un peu l’œil, la réalisation demeure très timide. Bizarre pour des titres et un label qui se place tout de même comme étant « lecteurs âgés ». Peut-être que les pontes de Konami ont freiné des quatre fers et que même le scénario et le dessin ont été bloqués par les cols blancs de la maison d’édition. Bilan : peu nettement mieux faire.


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