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The Authority : Prime #1-6

dimanche 3 août 2008, par Mathieu Doublet

(Wildstorm / Cristos Gage / Darick Robertson)

Tandis que les membres de The Authority ramènent un grand ancien directement dans sa dimension, histoire qu’il dorme encore quelques millions d’années, William Bendix, le nouveau Weatherman de Stormwatch ainsi que Jackson King tentent de percer le mystère se cachant derrière l’hologramme d’Henry Bendix, le père de William, aussi Weatherman en son temps et dont le pétage de plomb lui donna envie de conquérir la planète.

Or lorsque William réussit à débloquer le verrou mental posé par son père, cela alerte aussi l’Engineer qui prévient son patron (et son amant) Jack Hawksmoor, qu’il y a quelque chose de sérieux qui se prépare. En effet, l’équipe de Stormwatch vient de découvrir une base secrète de Bendix père ce qui peut signifier des inventions miraculeuses dont la Terre entière pourrait bénéficier. Ils se rendent donc en Arizona pour enquêter et sont rapidement rejoints par la bande d’Hawksmoor. Ceux-ci sont bien plus circonspects sur l’utilité de ce que peut Henry Bendix peut amener de bon pour l’Humanité et sont donc plus enclins à tout raser. Authority style, quoi. D’autant que Stormwatch est maintenant sous gérance américaine et The Authority ne veut absolument pas qu’une puissance militaire et économique, quelle qu’elle soit, bénéficie de telles avancées.

Donc comment va se résoudre l’affaire ? En bastonnant bien sûr !

Il faut six numéros pour une intrigue pas franchement passionnante. A y regarder de plus près, il faut aussi admettre que je me suis tendu le bâton pour me faire battre. La série est déjà estampillée « The Authority » : signe bien entendu de meilleures ventes pour Wildstorm mais aussi signe qu’il va y avoir beaucoup d’actions et finalement peu de fond. Ca ne loupe pas. Il faut attendre trois numéros (et c’est long trois numéros) pour découvrir un élément de scénario important bien prévisible (surtout connaissant Henry Bendix). Sur ce coup, Cristos Gage fournit le minimum. Il le fait tout à correctement mais se borne à de la baston encore et toujours. D’un autre côté, je pense qu’on ne lui a pas demandé autre chose.

Même en ce qui concerne les planches, la donne est claire. Sorti de ces numéros de Wolverine, Darick Robertson est plus connu pour ses numéros très violents. Ca tombe bien, Prime est tout à fait dans le créneau. Pas de quoi être déçu, c’est du direct dans la face, de l’efficace même si le trait de Robertson manque par exemple d’élégance (contrairement à Hitch ou bien Quietly, quoique).

Au final, Prime n’apporte pas grand-chose. Il est une pièce intéressante dans la mythologie Wildstorm (pour peu qu’elle soit enfin prioritaire chez l’éditeur …) mais qui peut être très rapidement résumée par n’importe qui en grosso modo cinq ou six phrases. Seuls les fans inconditionnels de Rose Tatoo (mais y en a-t-il réellement ?) y trouveront leur compte. Ce qui fait assez maigre pour six numéros.


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