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Plageman, le deux

jeudi 1er janvier 2004, par Mathieu Doublet

(Six Pieds Sous Terre / Bouzard)


C’est l’histoire d’un mec avec un ballon de rugby sur la tête, une cape et un maillot de bain. C’est le défenseur des plages et son nom est donc, vous l’aurez deviné, Plageman. C’est avec Pennak que cet étrange individu fait régner un semblant d’autorité et de défense de la veuve et de l’orphelin sur le sable. Comme il y a peu de veuves et d’orphelins en ces contrées ensablées, le boulot de Plageman est clairement limité. Quoi de mieux alors qu’aller au bar de Jacquot (qui deviendra SuperJacquot par la suite, je vous laisse lire comment) d’histoire d’écluser quelques godets ?

Guillaume Bouzard est un auteur comique qui a récemment réussi à intégrer l’équipe de Fluide Glacial avec son Club des quatre. Mais bien avant de se fourvoyer dans cet étalage publique d’humour (point discutable, j’en suis conscient, c’est juste pour la formule), Bouzard publiait (et publie encore) ses ouvrages chez des éditeurs indépendants comme Six Pied Sous Terre ou Les Requins Marteaux (dont les vivement conseillés Autobiography Of Me Too et Autobiography Of Me Too Two.
Et vu le style graphique de Bouzard, il est clair qu’il aura du mal à intégrer des "grandes écuries". Le dessin a certes du punch, les personnages ont de sacrées gueules, mais ça n’est ni la perspective ni les proportions du corps humain qui effrayent le monsieur. Ah ça, le gamin, il les attend, les perspectives !

C’est dans la grosse déconnade et la description d’un trio de loosers (car Plageman et Pennak seront rapidement rejoints par Kingfish - le seul à ne pas être humain au sens "conforme morphologiquement" du terme) que Bouzard excelle. Il joue aussi sur les références et ses potes de comptoir ainsi que le patron du bar sont clairement des rappels (des copies pour certains lecteurs) des personnages de ses autres albums non super-héroïques.

Plageman c’est donc un album de grosse déconne, avec des gags bien découpés mais complètement débiles. Le tome deux se finit sur un gag avec Batman et Robin assez énorme (Cyrille Munaro même dans ses Supreme Strip chez Superpouvoir n’est jamais allé aussi loin) et laisse le lecteur de comic-book sur une bonne rigolade. Un bon album de série Z (sans le gore et sans le cul).


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