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Possessed by the night (1994)

mercredi 3 octobre 2007, par Mathieu Doublet

de Fred Olen Ray.
avec Shannon Tweed, Ted Prior, Sandahl Bergman, Chad McQueen, Frank Sivero, ...

Fiche IMDB : Possessed by the night (1994)

Un couple d’asiatiques est abordé par Gus, un homme de main qui travaille pour M. Lindsey qui leur a prêté de l’argent. Mais monsieur Wong a eu une mauvaise semaine, alors pour faire patienter son créditeur, il propose à Wong une créature conservée dans le formol qui n’est qu’un oeil dans une masse de chair.

Gus se chope un mal de crâne et décide de laisser un délai à Wong. Le vieux marchand rencontre des jeunes clients qui viennent chercher quelque chose d’exotique. Quand ils touchent le pot dans lequel se trouve la créature, ils deviennent violents et s’en prennent au marchand. Il faut que Gus intervienne pour que l’argent soit rendu et le voilà en train de bastonner les vilains jeunots.

L’écrivain Howard Hansen passe du bon temps avec sa femme Peggy. Et que faire tout de suite après l’amour alors que l’on est bien fourbu ? Se remettre sur sa copie, mais quand ça ne vient pas, ça ne vient pas et il décide donc de retourner dans son lit (oui, je parlais du roman, avant ;) ). C’est alors qu’il agresse sa femme (elle n’avait qu’à ne pas lui proposer du chocolat chaud, non mais !), lui fait descendre l’étage et l’achève au tisionnier. Mais ce n’était qu’un rêve bien sûr ...

Son agent l’appelle pour le prévenir qu’il passe voir ce qu’il se passe. Même si Hansen ne veut pas le voir, son agent arrive. Il le convainc de sortir pour prendre l’air et en passant un peu d’inspiration.

Gus retrouve son patron et lui demande pourquoi il le fait venir le week-end (ah oui, il s’en est passé du temps, on ne s’en est même pas rendu compte ...) Il doit aller voir Murray (l’agent de l’écrivain) pour lui dire qu’il a deux jours pour rendre à Lindsey 25 000 dollars qu’il a perdu au jeu. Lindsey se rend bien compte que quelque chose cloche avec Gus. Et la raison est simple : Gus songe à changer de métier. Ce qui ne plaît pas trop à son patron.

Hansen visite le quartier chinois de sa ville et tombe comme de bien entendu sur la petite boutique de Wong, qu’il faut vraiment chercher pour trouver. Il rencontre le fils de Wong qui a eu les jambes cassées dans un étrange accident. Le père Wong a voulu jeter l’espèce de pot avec l’oeil et est tombé pendant la manoeuvre. L’oeil a fait partie d’une collection célèbre d’objets insolites mais son propriétaire est devenu fou, s’est attaqué à ses employés et au final, l’oeil (qui semble tout droit sorti d’un ancien cirque / foire à l’américaine) fut tout ce qu’il resta de la collection. Le fils ne veut pas vendre l’objet sans l’accord de son père mais l’argent de l’écrivain a vite raison de ses scrupules. Tandis que le fils est au téléphone, Hansen se sert et emporte son achat à la maison sous le regard satisfait que le vieille diseuse de bonne aventure bien louche quand même.

Si l’achat fascine l’écrivain, il effraie plutôt sa femme qui préférerait le voir dans un placard. En tout cas, Howard est bien excité et commence à faire l’amour à la dure à sa femme, pas trop contente de cette soudaine agressivité. le lendemain, Howard se réveille dans le canapé et sa femme avec la chose juste à côté d’elle (toujours dans son pot). Peggy trouve la blague plutôt de mauvais goût mais Howard plaide l’innocence. Arrivé devant le lit, la chose est bien entendu à sa place. Voilà pourquoi Peggy met les voiles malgré les promesses de son mari que les choses ne se reproduiront plus.
Gus reçoit un coup de fil de sa copine qui lui annonce qu’elle va avoir un garçon. Ce qui ne l’empêche pas de rendre visite à Murray. Il contacte son patron qu’il a bien fait son job mais se fait secouer les puces quand il dit qu’il n’a pas molesté l’agent littéraire.

Howard se rabiboche au téléphone avec sa femme. Juste après, Murray est à la porte avec la séduisante Carol McKay, la nouvelle secrétaire que Murray a choisi pour son auteur préféré. Le deal est que la secrétaire tape bien plus vite à la machine que l’écrivain et que le roman sera donc plus vite fini. En plus, elle pourra loger à la maison, comme ça, elle sera tout le temps disponible. D’ailleurs, elle se met vite à l’aise car si l’écrivain lui propose à manger et à boire en libre service, elle demande aussi à faire un peu d’exercice après que son travail soit terminé bien entendu. En commençant son travail, elle sent que la chose veut communiquer.

Gus a une petite altercation à propos de son job et du futur de sa petite famille.
(oui, on s’en fout, je sais ...)

Howard entend la musique que Carol a mis pour son boulot. Il décide donc de lui demander de baisser d’un ton mais quand il voit comme elle est habillé, il se dit que se rincer l’oeil n’est peut-être pas si mal que ça. En voilà une belle source de distraction. L’auteur descend dans le jardin mais ne tarde pas à remonter l’air de rien. Dommage pour lui, la secrétaire a fini sa séance de muscu.

Rien de tel pour se calmer que d’astiquer son flingue et c’est ce qu’Howard fait. Carol arrive lui demande s’il l’a appelée. Il dit que non et la conversation tourne bien entendu autour de l’engin de l’auteur. Et hop, c’est parti, les jambes en l’air. Les deux étant connectés à la chose, l’amour violent ne leur fait pas peur.

Peggy revient à la maison et s’aperçoit de l’arrivée de la secrétaire ce qui ne lui plait pas vraiment. Tandis qu’elle se bat avec son mari, Murray appelle Carol. Il lui demande de trouver un manuscrit d’Howard tellement mauvais qu’il n’a jamais voulu le montrer à qui que ce soit. Murray tient tout de même à mettre la main dessus et demande à la secrétaire de faire du travail discret pour faire une petite surprise ... Quand Carol se décide à chercher le manuscrit, la chose la met en garde.

Au restaurant "La fondue" (super chicos), Murray a tendu une sorte de guet-apens à un certain M. Bankman qui se trouve être éditeur. Il lui propose le roman d’amour que Howard a écrit (alors qu’Hansen est plus reconnu pour ses romans horrifiques) et lui promet de lui remettre le manuscrit en main propre contre un joli chèque de 200 000 dollars.

Gus, après s’être copieusement fait engueuler par son patron, va rendre visite à un garagiste qui refuse de payer et qui se trouve avoir 3 employés prêts à le défendre. Mais pas de problème après une (trop) courte bagarre (et toute une étagère de pots métalliques vides qui tombent par terre), Gus récupère une partie de l’argent.

Peggy prend sa douche, Carol trouve le manuscrit, la chose grogne dans son bocal (encore) et Howard tente de s’excuser auprès de sa femme (avec Carol en sous-vêtements sous ses yeux). Peggy essaie de faire comprendre à son mari que les forces démoniaques qui entourent la maison sont le fruit de la chose. Howard décide donc de s’en débarrasser (notons que la chose ressemble maintenant très nettement à du linge mouillé). Mais Carol l’en empêche en le menaçant avec le flingue qu’elle vient de lui piquer. Carol oblige ensuite le couple à fricoter tandis qu’elle regarde puis qu’elle se décide à participer. Dans son bocal, la chose fait des bulles.

Gus discute avec son patron qui lui propose de devenir son associé et de faire 50/50 sur toute rentrée d’argent quand Gus lui dit que c’est fini. Gus fait semblant d’accepter, prend le pistolet que Lindsey lui a tendu (pour qu’il tue Murray) et élimine son patron (avec un bruit de silencieux alors que le pistolet n’en est pas équipé).

Peggy pensait s’être débarrassée de Carol après l’aventure d’hier soir mais non, la secrétaire est toujours là. Toujours avec le pistolet, elle tente de convaincre Peggy que la chose n’est pas mauvaise et qu’elle permet de pleinement se réaliser. Elles discutent ensuite sur le fait de tuer quelqu’un et de comment s’y prendre. Peggy décide de gagner un peu de temps et va réveiller son mari mais si elle veut s’échapper, ça n’est clairement pas le cas de l’écrivain qui a bien profité de sa soirée.

Gus arrive dans le bureau de Murray et comprend que celui-ci est parti chez Howard pour choper le manuscrit.

Murray arrive chez son protégé et rencontre Carol, il voit aussi Peggy ce qui ne l’arrange pas. De toute façon, Carol décide de menacer tout le monde avec le pistolet et le gros couteau qu’elle a pris dans la cuisine, alors ... Howard descend sur ces faits et Carol lui raconte pourquoi Murray est là. Il confesse tout, y compris le fait qu’il a dépensé tout l’argent de l’auteur.

Baston mollassonne mais générale, les deux mecs ensemble, les deux femmes ensemble. Gus arrive au moment où Carol tire sur Murray qui s’est débarrassé de Hansen. Carol et Gus s’entretuent. Et Howard reprend ses esprits après être tombé. Il menace sa femme qui a appelé les secours. Il pourra même faire accuser l’un des autres. Au moment du tuer sa femme, le flingue tire à blanc (Gus l’a visiblement vidé) et Peggy en profite pour mettre un bon coup de genou dans le ventre de son mari et s’enfuir. La porte d’entrée ne s’ouvre soudainement plus et Peggy monte donc à l’étage (exactement ce qu’il ne faut pas faire, cher lecteur, si tu es poursuivi par un malade mental armé). Elle réussit à assommer son mari à coups de fer à repasser (la nouvelle arme de contact) et à descendre les escaliers. Mais Howard la rattrape et la met en face de la chose. Peggy balance le pot contre la cheminée qui s’embrase comme jamais (alors que rien n’était allumé avant - ou alors une toute petite flamme, certainement les restes de la flambée de la veille).

Howard reprend vraiment ses esprits et ne se souvient pas de ce qui s’est passé. Pas rancunière pour deux sous, Peggy l’embrasse. La police arrive sous les yeux de la vieille chinoise chelou qui non seulement récupère une chose intacte dans son bocal mais en plus, disparaît comme par enchantement. On ne saura évidemment pas comment Peggy et Howard s’en sortiront avec trois cadavres dans le salon et aucune preuve de chose gluante.

Ce film est typiquement le genre de plaisir inavouable que je peux avoir parfois. Que dire, un scénario bancal, des stock-shots (surtout sur un plan de nu alors que Shannon Tweed n’est pourtant pas avare en la matière - ce qui me fait penser que ce sont des plans qui ont certainement être perdus pendant la réalisation du film), des astuces de réalisation qui se voient comme le nez au milieu de la figure (des changements d’axe de caméra parce qu’un personnage met les pieds sur un bureau et du coup, cache son propre visage), des trucages eux aussi évidents (on n’a pas le temps ni l’argent de les cacher), des scènes d’action pas trop mal faites mais complètement idiotes qui se terminent surtout par des effets censés être grandioses mais qui tombent à plat (la scène des pots de peinture vides), des vagues passages fantastiques pour soutenir une maigre caution horrifique (la version du film que j’ai vue était passée sur une chaîné télévisée appelée Horror) et surtout des acteurs à la limite de l’amateurisme.

Si les scènes de sexe arrivent de façon à réveiller le spectateur endormi (pourtant il y a tellement de détails à voir que c’est vraiment dommage de fermer les yeux sur un film comme celui-ci), le final est absolument hilarant car totalement grotesque, même les acteurs surjouent au possible et la conclusion est à l’image des séries B américaines : les héros semblent s’en sortir alors qu’ils vont certainement passer un petit moment soit en prison, soit à l’asile et le personnage relativement innocent de l’histoire est complètement débile.

Voilà pourquoi j’aime Possessed by the night, parce qu’il fait partie de ces films ratés qui sont quand même suffisamment drôles. Je regrette la présence de Sandahl (avec chaussettes) Bergman qui n’est vraiment pas jolie (mais qui s’est fait refaire les seins, ce qui explique qu’on la voit nue) parce qu’elle accapare quand même l’écran alors que Shannon Tweed, pourtant "star du film", n’apparaît qu’au bout d’une demi-heure (sur à peine 1h20 de film), ce qui est à la limite de l’escroquerie oui madame.

Ci joint, quelques captures du film (merci VLC), un lien vers la filmo de Fred Olen Ray (et encore vu le nombre de pseudos de ce réalisateur, je me demande s’il ne manque pas quelques chef-d’oeuvres) et quelques répliques que j’ai trouvées hilarantes (ne me demandez pas pourquoi !).

Captures d’écran :


La chose en linge de maison mouillée


Même en le voulant, ça doit être difficile de faire pareil. Style L.A. des années 90, mec !


Hou les méchantes lentilles pas de la même couleur ... ou alors, il y en a une qui se barre.


Shannon Tweed, pour trouver une raison à peu près justifiable de regarder ce film. :)

Filmo de Fred Olen Ray :http://us.imdb.com/name/nm0676248/

Quelques répliques mémorables :

- You see all of this ... very rare ... will bring good price in shop ... owner die ... I get very cheap (prononcé sheep)
- Ah, cut the sheep, Wong ! (si si, ils ont osé)

- Guess where I am ?
- In your car.
- Yes, but guess where in my car ?
- Well I hope you’re in the front seat if you’re driving.

I don’t give a shit what everybody says, I love bimbos !


Commentaires :

1. Le mercredi 3 octobre 2007 à 19:56, par Céd

Bon, je n’ai pas pu tout lire.
C’est vraiment un nanar ton truc. Même à la lecture ! ;-) ;-)
Shannon Tweed est vraiment le seul argument favorable à ce film. ;)

2. Le jeudi 4 octobre 2007 à 11:48, par Gendar

Ha ouai, ça m’a l’air d’être du lourd !
Par contre, il y a quelques mots manquants ou boulettes dans ton texte ;)