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Hulk : Nightmerica #1-6

lundi 18 août 2008, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Robin Laws / Brian Ashmore)


Notre Bruce Banner est toujours en vadrouille mais dans sa version ’on lâche le Hulk quand on est en colère’ donc moins maître de la créature qu’on peut le voir dans la série régulière concoctée par Bruce Jones.
Il va rencontrer coup sur coup une jeune femme et un robot. Le second ne lui permettant plus de cacher sa double personnalité à la première. Ce qui n’est pas bien grave puisque la jeune femme est visiblement au courant du ’secret’ du docteur Banner. Elle a même plus ou moins monté le coup pour que Banner l’aide dans sa quête personnelle.
Chrissie avait des parents scientifiques qui bossaient pour la firme Wright-Armstrong. Comme ceux-ci étaient occupés, la petite Chrissie est devenue la fille d’à peu près tous les employés de la firme qui suivit la jeune fille durant toute sa scolarité jusqu’à son école de journalisme. Mais quand Chrissie décida de retrouver sa ’famille’, elle ne découvrit que des morts et se retrouva pourchassée par d’immenses robots. Et quel est ce projet ’Nightmerica’ dont son ’oncle’ lui parlait avec tant de frayeur ?

Le scénario de Robin Laws conjugue entreprise sans scrupule, complot scientifique et bien entendu notre Hulk favori. Très sympathique et équilibré, il laisse moins de place à Banner qu’à son double vert (ce qui donnera sa dose à tout lecteur frustré de la série régulière de l’époque Bruce Jones) avec de belles scènes d’action.

L’intrigue dévoile ses pièces peu à peu et la scénariste clôt toutes les questions en suspens posées durant les cinq premiers numéros. Il (elle ?) joue subtilement avec la notion de monstre et le fait que Hulk (et dans une moindre mesure Banner) n’accepte pas d’être assimilé aux créatures qu’il rencontre. Le final est aussi l’occasion de découvrir "des méchants" en demi-teintes et qui pourraient offrir à Banner un joker "Ne me poursuivez plus" qui serait bien utile au docteur.

Ce bon récit donc est relevé par les peintures de Brian "Batman:Absolution" Ashmore dont le travail est remarquable. Sa mise en page est aérée, la puissance de Hulk bien rendue, un travail de qualité donc avec toutefois quelques imperfections. En tout cas, on pardonnera à l’artiste les six couvertures très semblables de la mini-série car pour réaliser six numéros peints en si peu de temps (oui, je sais, il a aussi eu quelques retards), il a dû s’en taper des nuits blanches.

Beau et émouvant, ce récit laisse Hulk dans une dynamique dramatique qui ne jure pas du tout avec la série régulière.

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