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Archibald Saves Easter

mercredi 9 juillet 2008, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Grant Bond)

Archibald est un aardvark bossant pour le studio de cinéma Neptune et dont il s’est fait viré d’autant que pas mal de trucs bien louches se sont passés au studio (y compris visiblement une sale histoire de démons, de mafia et de chantage). Bref, voilà Archibald en compagnie du lapin de Pâques (qui a lui aussi une triste histoire puisqu’il décide de vagabonder suite à un oeuf pondu-déféqué-torpillé directement sur la tête d’un enfant qu’il tue sur le coup) à la recherche d’un cirque ambulant, là où le lapin pourra exercer ses talents avec toutes les sécurités nécessaires à ce genre de numéros. Il a un ami dénommé Pete qui s’y trouve déjà et qu’il veut rejoindre. En chemin, ils rencontrent un gros démon tout rouge qui, ça tombe bien, va dans la même direction. Alors les deux amis acceptent l’offre et montent dans la voiture sans se douter d’où cela va réellement les mener.

Archibald Saves Easter est la seconde aventure du héros publiée chez Shadowline, le label de Jim Valentino. Le héros a apparemment déjà sauvé Noël dans sa première aventure. J’écris "apparemment" parce qu’à lire ce numéro, il ne sauve finalement personne, ni Pâques, ni le lapin du même nom (ça serait même quasiment l’inverse).
Grant Bond tisse un scénario très classique mais dont la présentation en one-shots est réellement trompeuse. En débarquant sur ce numéro, on a l’impression d’avoir loupé quelque chose et en le finissant, qu’il y a bien quelque chose de défini derrière. Bref, Archibald Saves Easter est plus un second numéro de série qu’un récit se suffisant à lui-même.

Du noir, du blanc, du rouge. Hé oui, on est dans les mêmes couleurs que pour Herobear & The Kid d’autant que le graphisme est lui aussi très "mignon" (Archibald semble tout droit sorti d’un studio de dessin animé américain des années 30-40). Mais la comparaison s’arrête là. Déjà le lapin qui sort des oeufs de Pâques de son derrière et qui s’enfile du whisky de contrebande en vagabondant annonce bien la couleur. La suite n’est pas très choquante, Archibald n’est pas non plus aussi trash que The Unfunnies pouvait l’être.

Bref, ce comic-book n’est absolument pas ce que j’imaginais. Ce qui me gêne le plus, c’est finalement que ce soit bien une série et pas des récits indépendants. Après, le graphisme est sympa, l’histoire légèrement provocante, pas de quoi fouetter un chat mais ça peut plaire à certains.


Mes petits paris :

Envie de lire la suite ? Bof. J’essaierai tout de même le premier numéro si je le trouve.
Parution de la suite ? Logiquement, une suite est prévue.
Parution du TPB ? Au rythme de parution, on a le temps de voir venir.
Traduction en français ? Probablement pas.

Lien vers
- le Myspace de la série
- le site du dessinateur