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Scorn #1

lundi 7 juillet 2008, par Mathieu Doublet

(Septagon Studios / Kevin Moyers / Philipp Neundorf)


A 19 ans, on est sensé vivre la vie à pleines dents. C’est que pense Michael Riggs jusqu’à ce qu’il voit son meilleur ami se faire abattre par un gang qui cherchait à lui piquer sa voiture. Et comme son ami est son seul ami, celui pour qui Michael se serait sacrifié, et que la police n’arrive à aucun résultat six mois après le meurtre, Michael décide de se venger. Il perd tout ce qu’il a, vend le reste et campe sur un toit, là où le gang est censé se réunir. Il effectue une entrée en fanfare et élimine certains membres ce qui lui vaut la sympathie de la jeune Sammi, qui avait visiblement quelques soucis avec le gang.
Sauf que sa petite cascade fait qu’il est maintenant recherché par la police, après tout, il a tué quelques hommes ... mais pas celui qu’il lui faut : Robert Torres, le chef.

Ca ne vole pas haut et rassurez-vous, Scorn ne va pas vraiment bouleverser le récit de vengeance tout du moins si on en croit cette première partie de mini-série qui en contient sept. Ceci étant, le scénariste Kevin Moyers choisit pour un bon moment, la voix-off. Et force est de constater que c’est bougrement bien écrit, efficace et concis. Les personnages sont sympathiques malgré le fait qu’on ne les connaisse que depuis peu et le récit est suffisamment dynamique pour qu’on ne s’ennuie pas.

La lecture rapide n’est peut-être pas la meilleure choses qui soit pour ce titre. Ou peut-être que si. Il faut que le style de Philipp Neundorf est pour le moins particulier. Beaucoup d’effets photoshopés sur des croquis, des dessins grossiers et surtout peu réguliers d’une case à une autre. Du coup, on suit l’action très rapidement, les flous indiquant à l’oeil qu’il n’est pas nécessaire de s’attarder. L’action est donc bien servie mais le dessinateur ne sera pas forcément reconnu pour la qualité de son travail, si on considère qu’un comic-book nécessite d’être plus qu’un story-board.

Scorn est donc le cul entre deux chaises : pas original pour un sou, pas franchement bien dessiné mais pourtant terriblement sympathique et possédant une personnalité démarquant le titre des autres productions (ce qui est un point positif à mes yeux).


Mes petits paris :

Envie de lire la suite ? Oui, parce que le récit est agréable mais j’avoue ne pas attendre les prochains numéros avec une grande impatience.
Parution de la suite ? Septagon Studios est un éditeur étrange puisqu’il prétend avoir été crée en 2003 mais ne possède qu’un titre en magasin : Scorn dont seulement deux numéros sont sortis (et donc le second numéro a un prix supérieur au premier ...) L’éditeur va-t-il tenir le choc ? Nous le verrons bien.
Parution du TPB ? A l’heure actuelle, j’en doute.
Traduction en français ? Pas la peine de compter dessus. Ou alors il existe des éditeurs suicidaires sur le marché français.

Lien vers l’éditeur : Septagon Studios et vers les previews (celles de Scorn commencent à la quatrième image).

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