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World War Hulk TPB

vendredi 13 juin 2008, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Greg Pak / John Romita Jr.)

Ce TPB contient les 5 volumineuses parties de la mini-série.


Bruce Banner, l’homme qui se transforme en géant vert sous l’impulsion de la colère, a dépassé les bornes. Sous sa forme destructrice, il a causé des dommages considérables à Las Vegas et prouve qu’il est de moins en moins contrôlable. C’est tout du moins ce que pense un groupe de super-héros composé de Tony Stark, Reed Richards, Stephen Strange et Black Bolt, aussi méconnus sous le nom d’Illuminatis. Dans leur petit groupe d’initié, seul Namor diverge et Charles Xavier est absent au moment du débat à la fin duquel, une solution est trouvée : envoyer Hulk dans l’espace, à un endroit où il sera seul et où il ne pourra plus causer de dommages.
Sauf que comme tout plan, il y a forcément une incertitude quelque part qui se traduit par une mauvaise trajectoire amenant Hulk sur la planète Sakaar. Et que ce qui va se passer là-bas va rendre Hulk encore plus furieux que quand il est parti.

Mais c’est une histoire que je vous laisse le soin de lire dans l’excellent Planet Hulk. Bref, Hulk est de retour sur Terre avec quelques amis extra-terrestres liés par un pacte de solidarité en temps de guerre. Après un petit détour par la Lune et la mise à terre en bonne et dûe forme d’un Black Bolt peu glorieux, le géant vert arrive à Manhattan et laisse à la ville 24 heures pour évacuer. Hulk veut voir ceux qui ont causé sa perte mais se doute bien que cette confrontation ne se fera pas sans destruction. Et si les Illuminatis ne pointent pas le bout de leur nez, c’est toute la ville qui en fera les frais.

Vous vous doutez bien qu’avec un résumé pareil, le TPB ne va pas aller dans la délicatesse. Et effectivement, Greg Pak nous signe là un bouquin 100% testostérone avec de la baston et de la destruction à tout va. Un vrai blockbuster décérébré. La fin de l’arc est plutôt bien trouvée avec un retournement de situation plutôt bien pensée, évitant de transformer certains héros de l’univers Marvel en criminels ou bien en crétins finis. Une fin qui fait aussi parfois penser à celle de Civil War dans sa construction. Ce qui est très plaisant, c’est que Pak réussit à garder les éléments importants de son récit sans s’encombrer de détails propres à l’univers de Hulk (éléments qui seront d’ailleurs développés dans le TPB WWH : Incredible Hercules). Du coup, les novices ayant seulement lu Planet Hulk ne seront pas perdus.

Avec John Romita Jr, on sait qu’on en aura pour son argent et c’est assez souvent le cas : après Eternals, le dessinateur se lâche et les effets spéciaux et autres explosions sont très très nombreuses. Beaucoup de détails dans ces scènes qui ont dû prendre un temps assez conséquent au dessinateur. Du coup, certaines planches d’exposition en pâtissent, certains personnages semblent dessinés en vitesse. A la vitesse à laquelle est lu le TPB, cela peut parfois choquer l’oeil mais jamais bien longtemps.

Globalement, World War Hulk ne ment pas sur la marchandise. Parler de guerre mondiale est forcément exagéré car ce serait plutôt Manhattan War Hulk mais le titre est bien moins vendeur. Pak et Romita livrent un récit très agréable à lire qui peut pâtir de la parution en mensuels (l’intrigue ne faisant pas de grands bonds) et qui récupère énormément de saveur en TPB.


Pour acheter ce livre :

(Notez que ce livre me semble cher pour le prix américain : 25$.)

Une version plus volumineuse existe :

(Je soupçonne cette version moins chère et parue en Angleterre de contenir plus que le récit World War Hulk - 54 pages de plus que le premier volume et la présence de Peter David aux crédits.)