vendredi 30 mai 2008, par
(Marvel Comics / Mark Millar / Greg Land & Mitch Breitweiser)
Le TPB 5 reprend les numéros 21 à 26 de la série régulière.
Le TPB 6 reprend les numéros 27 à 32 de la série régulière.
Reed Richards en revenant de la N-Zone (et après s’être copieusement fait remonter les bretelles) reçoit un message de ... Reed Richards. Oui, de lui-même, légèrement plus vieux et accompagné de son fils Franklin. Le Reed Richards jeune a trouvé le moyen de communiquer par e-mail à travers les univers parallèles et a donc reçu un message de l’un de ses alter-egos parallèles. Le Reed âgé lui demande de venir au plus vite, un danger approche et il réunit les plus grands cerveaux pour le contrer.
L’occasion est trop belle pour le jeune Reed qui décide de ne prévenir personne et de partir à l’aventure. Quand il arrive au point de rencontre prévu grâce à son téléporteur, il s’aperçoit que le monde dans lequel il se trouve est en ruines. Des humains arrivent à sa rencontre. La bonne nouvelle, c’est qu’il s’agit des quatre fantastiques. La mauvaise, c’est qu’ils ont l’air un peu putréfiés.
Et voilà, avant Marvel Zombies, il y a cet arc de l’univers Ultimate qui décrit donc une terre parallèle où tous les super-héros ont été transformés en zombie (bien entendu, il y a un survivant parmi les super-héros que je vous laisse découvrir et qui aidera Reed Richards).
C’est donc l’idée folle de Mark Millar et celui-ci réussit à la mettre en forme de bien belle façon d’autant plus que si l’essentiel du monde zombi est montré dans le cinquième TPB des aventures des quatre fantastiques, la boucle ne sera bouclée qu’à la fin du sixième. Il y a donc une cohérence entre les deux bouquins qui fait diablement plaisir.
Mais ça n’est pas là que Millar frappe le plus fort. Ca n’est pas non plus sur l’apparition de Namor, quelque peu anecdotique, mais qui aura son importance à un moment. Non, là,où Millar m’a le plus convaincu, c’est surtout lors de l’aventure qui confrontera les fantastiques aux Skrulls. Le scénariste réussit à créer une belle boucle paradoxale bigrement sympathique.
Graphiquement, c’est Greg Land qui prend la suite d’Adam Kubert et Jae Lee. La relève est difficile et si Land est formellement assez bon case après case, on ne peut pas dire qu’il soit cohérent avec lui-même. Reed va changer de coiffure très régulièrement dans la même page et je ne parle même pas de Johnny complètement transformé en angelot. Susan a chopé quelques années au passage et il ne reste que Ben à garder à peu près sa forme originelle (et bien foutue). Alors oui, j’aime bien le style de Land mais là, il dépasse aussi les bornes du bon goût. Je ne sais pas à quel point Mitch Breitweiser réalise / aide en ce qui concerne les planches mais je le soupçonne d’avoir fait le gros du travail sur les derniers numéros du sixième TPB où les personnages ont des visages différents.
Ces deux TPB relèvent très nettement la barre par rapport aux troisièmes et quatrièmes opus d’Ultimate Fantastic Four. Ce n’est pas mon genre d’encenser Mark Millar mais sur cette aventure, il a réussi un très très joli coup.
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