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The Unfunnies #1-4

samedi 22 mars 2008, par Mathieu Doublet

(Avatar Press / Mark Millar / Anthony Williams)


Moe le corbeau est un père de famille modèle. Enfin jusqu’à ce que la police ne débarque et ne l’arrête pour détention de photos pornographiques avec des enfants dessus. Le cartoon échoue donc en prison et sa famille récupère tous les problèmes quotidiens comme payer le loyer par exemple. Or la femme de Moe n’a jamais travaillé ce qui pose de sérieux problèmes. Sa recherche d’emploi est catastrophique et la visite de son propriétaire l’achèvera. Enfin, elle trouve tout de même un arrangement avec ce dernier par le biais de la prostitution.

Et tout ça, ma bonne dame, ce sont des personnages de dessin animé qui le font. Pas des personnages à la South Park, à la Plympton ou encore à la Happy Tree Friends (quoiqu’on s’en approche). Non, ce sont des personnages à la Hanna-Barbera, donc quasi les plus innocents proposés. Millar s’amuse bien entendu à mettre des personnages sympathiques dans les situations les plus crapuleuses et malsaines possibles (un médecin convaincra une mère crocodile d’avorter de sa jeune fille de 10 ans, complètement incontrôlable et venduse de crack ; un comique raté se verra atteint d’une tumeur aux testicules et sera obligé de chercher des hommes pour honorer sa femme, ...) et finalement, le moins choquant est le charmant petit poussin de la ville dont le bec n’est qu’un dévidoir à gros mots.

The Unfunnies a eu du mal à paraître mais y est finalement arrivé. Les deux premiers numéros étaient très loin de m’avoir convaincu. Certes Millar abordait des sujets tabous avec des personnages de dessin animé. Et alors ?
Ben rien en fait. C’était vide et complètement inintéressant.

Et puis le troisième numéro est paru, plongeant The Unfunnies en plein Twin Peaks pour finir avec un quatrième numéro complètement étrange et ayant des points communs avec le The Filth de Grant Morrison. Deux numéros finaux qu’il a fallu attendre plus de deux ans et qui donnent enfin une raison valable de lire ce troisième opus du Millarworld (après Chosen et Wanted, on attend toujours Run chez Image Comics avec Ashley Wood aux pinceaux).
Malheureusement, de mauvaise la série est passée à correcte sans plus car la très bonne idée développée en cours de route aurait dû être présente bien plus tôt dans l’histoire, quitte à ce que la série soit plus classique dans son traitement. Ne parlons pas de la fin d’événements arrivant là comme un cheveu sur la soupe.

Je passe rapidement sur Anthony Williams qui produit des planches tout à fait correctes dans un style cartoon. Mais ce n’est pas ce qui sauve le titre loin de là. Vous voyez donc le tableau. Peut-être que les lecteurs aimant les titres "trash" apprécieront et encore, à mon avis, ils ont déjà dû lire mieux ... ou pire. A noter que les quatre numéros de la mini-série ont des couvertures "normales" et des couvertures "choquantes". Le choc est visiblement, comme toujours avec les américains, porté sur des allusions sexuelles.


A noter que la série a été publiée apparemment en TPB mais que celui-ci n’est pas disponible ni sur Amazon.com, ni sur Amazon.fr.

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