lundi 10 mars 2008, par
(Zenescope Entertainment / Denny Williams & Christian Beranek / Josh Medors)
Janvier 1974, une expédition est montée à Willow Creek pour capturer le Bigfoot. Jack Landis, un fameux chasseur, se charge
de l’affaire mais refusant que les journalistes le suivent, lui qui préfère les petits groupes. Au final, les journalistes
ne recevront qu’un coup de fil anonyme annonçant que l’équipe de Landis a échoué, sans plus de précision.
Et c’est tout ! Oui c’est très très maigre pour un numéro zéro. Les quelques pages qui suivent montrent un journal daté du 6 février 2008.
A la une du Willow Creek Courrier, un gros titre "La légende du Big Foot est vraie !" Et en tête de page, "Willow Creek souhaite la bienvenue à son nouveau sheriff !".
A ce que j’en ai lu deci-delà, la petite bourgade de Willow Creek doit son tourisme en grande partie grâce à la légende du Big Foot. De quoi se faire un petit frisson et une petite virée dans les bois en espérant voir la créature ... Sauf que la créature existe et que le sheriff va avoir du boulot et certainement voir beaucoup de cadavres.
Mais c’est un peu prévoir l’avenir que de dire cela. Ce numéro 0 est trop court pour se faire un avis entier. Ceci étant, les planches montrées sont tout à fait correctes. Le récit des journalistes en parallèle des cases n’est pas la plus claire des narrations mais on s’y retrouve. Espérons que ce soit mieux expliqué par la suite.
Au niveau des dessins, c’est là aussi très correct. Josh Medors ne cache absolument pas son inspiration : aussi bien la couverture que les pages intérieures montrent que Medors oeuvre dans le même registre que Ben Templesmith. Du coup, on est tenté de dire que le dessinateur de Willow Creek n’a pas beaucoup de personnalité. Là encore, affaire à suivre.
Mes petits paris :
Envie de lire la suite ? Franchement ? Pas vraiment. Petit éditeur, claire ambition d’aller voir sur les terres d’IDW sans montrer ce qui fait du titre quelque chose de sympathique, si ce n’est la qualité graphique.
Publication en TPB ? Probable, toujours en référence à la paire Niles / Templesmith, il y a fort à parier que Zenescope va mettre les sous pour que la série fonctionne.
Traduction de français ? Toujours possible pour les mêmes raisons : le surf sur la vague d’un succès. Ceci étant, il y a bien d’autres titres à publier.