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Batman / Lobo : Deadly Serious #1-2

jeudi 14 février 2008, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Sam Kieth)


Batman est pris d’une violente migraine dans son manoir. C’est une certaine Astrella qui non seulement s’impose à sa volonté mais le téléporte aussi sur un vaisseau spatial touché par un mal inconnu. A bord, Batman fait la connaissance de Sophie qui lui explique qu’un virus se répand dans le vaisseau. Particularité de la souche : elle ne touche que les femmes et les transforme en véritables furies, buvant, fumant, tuant et laissant un vrai carnage derrière elles.

Quand Sophie et Batman arrivent à l’endroit où la dernière malade se trouve, ils tombent nez à nez avec Lobo à côté du cadavre de la contaminée. Forcémenrt Lobo est accusé à tort et se fritte donc avec le chevalier sombre. Mais Lobo est en fait en train de faire son boulot de chasseur de prime, tout embauché qu’il est par la même Astrella. Et tandis que les deux hommes se crêpent le chignon, c’est la pauvre Sophie qui devient infectée. Les deux hommes pourront-ils sauver le vaisseau du désastre qui se propage à vitesse grand V ?

On partait sur de bonnes bases : deux héros machos au possible et aux méthodes antagonistes, des nanas dotées de super-force et totalement incontrôlables et le style de Sam Kieth, tout en dynamisme et en déformations.
La fin du premier numéro montre déjà que le récit est absolument mal équilibré avec la moitié du bouquin qui ressemble presque à une introduction tellement l’auteur ne nous emmène nulle part. Sentiment confirmé par la lecture du second numéro (et on parle de 48 pages de BD sans publicité, hein !) : Sam Kieth et l’équipe éditoriale se foutent royalement de la gueule du lecteur ou bien n’ont pas réussi à se mettre d’accord.

Car dans le fond, on voit bien ce que Kieth signifie, surtout vu ses dernières productions. Mais le tout est tellement vide, tellement peu fin (ce qui est surprenant pour cet auteur) et si mal agencé qu’on a du mal à croire que ces deux numéros sont l’oeuvre du père de The Maxx. Batman n’aura jamais été aussi mal écrit, passant pour le dernier des abrutis et certainement pas pour le détective ultime qu’il est censé incarner. La conclusion tombe comme un cheveu sur la soupe et le message d’amitié est complètement en contradiction avec le récit et le personange de Batman.

C’est donc une sacrée foirade pour Kieth qui va vraisemblablement être échaudé par l’expérience des super-héros. Dommage, son Scratch était pourtant pas mal mais portait bien la marque de l’auteur. Reste une scène monumentale avec Lobo possédé par le virus pourtant porté sur les femmes mais malheureusement, trop effleurée pour être drôle et valoir l’achat de ces deux numéros de luxe.