Onirique Comics 7.1

Accueil > Premiers essais > In her Darkest Hour

In her Darkest Hour

samedi 2 février 2008, par Mathieu Doublet

(Image - Shadowline / Fernanda Catella)


Une jeune fille, Lis, est mal. Elle appelle plusieurs personnes pour l’aider mais seules deux arrivent : Josh et un mec pour le moins bizarre. Le premier est un vieil ami de Lis, il la connait mieux que quiconque et tous les deux ont vécu pas mal d’histoires. Josh sera toujours là pour Lis depuis qu’elle lui a rendu service dans une épicerie alors qu’il était tout jeunot.
Josh veut sortir Lis de là mais cela est difficile pour la jeune fille qui vit son existence comme un échec continu depuis sa rupture avec son ancien petit ami. Et cet être étrange livide n’est visiblement pas là pour arranger les choses.

Fernanda Catella, auteure et illustratrice de ce comic-book, est pour le moins un talent aussi étrange que l’un des trois protagonistes. Car ce moment sombre du titre sonne vaguement comme un titre horrifique, l’albinos étranger est à de nombreux moments désigné comme étant non-humain. On pense bien évidemment au vampirisme et au fait que Lis en soit devenue une aussi, expliquant sa répulsion à sortir, mais finalement, rien n’est explicité.

Du coup, l’histoire est celle d’un homme aidant une amie à sortir de chez elle et point barre. Plutôt léger. Mais quelque chose sauve ce In her darkest hour du naufrage. C’est l’ambiance du récit et cette possibilité que l’on soit bien dans un récit noir, angoissant et surnaturel. Les planches en noir & blanc renforcent l’aspect, certaines cases étant en aplats de noir et d’autres, comme dessinés sans encrage. Difficile de savoir ce que les techniques différentes représentent. En tout cas, Catella dispose d’un joli coup de pinceau et accompagnée d’un scénariste doué, elle pourrait faire son trou dans le milieu du comic-book indépendant.

In her Darkest Hour est loin d’être un achat prioritaire et s’adresse à un public bien particulier n’ayant pas peur de lire une histoire qui semble vide et qui ne prend de sens que si on veut bien se triturer la cervelle et découvrir des sens cachés qui n’existent peut-être pas. Pour lecteurs avertis donc.

Mes petits paris :
- Envie de lire un autre bouquin de cette auteure : il y a un univers donc oui sur une mini-série.
- Une suite : ça ne serait pas du luxe mais tout laisse à penser que ce comic-book est un one-shot.
- Une publication en TPB : avec quoi ? Impossible.
- Traduction en français : autant demander une intégrale grand format, papier luxe et couverture originale de Daffy Qaddafi.

P.S. En lisant l’interview de l’auteure sur Silver Bullet Comics me vient une nouvelle interprétation, certainement plus juste que la première. En plus, il y a des planches, donc allez y jeter un oeil.

Messages