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Sandman Presents : The Furies

dimanche 23 décembre 2007, par Mathieu Doublet

(Vertigo / Mike Carey / John Bolton)

Lyta Hall est la Furie de l’univers DC. Elle est aussi la parente des Furies, des créatures mythologiques, oracles et vengresses, spécialisées dans
le meurtre de personnes ayant elles-mêmes tué un membre de leur famille. Quand le premier Sandman, Oneiros, prend Daniel, le fils de Lyta alors que celle-ci est en rendez-vous avec son patron et amant potentiel, la jeune femme pète les plombs en découvrant la disparition de son fils.
Elle fait appel alors aux Furies pour se venger mais l’issue de ce conflit (narré dans le 9e TPB de Sandman : The Kindly Ones) ne se termine pas comme prévu et Lyta, elle qui cherchait une certaine quiétude, est brisée à jamais.

Lyta Hall pour oublier tous ses soucis, va dans un bar, se laisse draguer (elle est là pour ça) mais au moment où son amant d’un soir fait la comparaison entre son membre viril et le bébé de Lyta, c’est reparti pour un tour et l’homme se mange un pain façon super-héroïque. S’il survit, Lyta est tout de même bonne pour un tour chez les flics. Flics bien embêtés de la présence de la super-héroïne dont le casier judiciaire indique qu’il faut vite régler l’affaire, autrement dit, fermer les yeux sur tout ce qui vient de se passer. Le flic chargé de l’affaire suggère néanmoins à Lyta de trouver une issue à ses problèmes, en gros à se faire soigner.

Et le destin frappe à ce moment : une feuille tombe du dossier judiciaire de Lyta. Une annonce pour intégrer une troupe de tragédie grecque qui va faire une réprésentation à Athènes : ça tombe bien Lyta cause la langue du pays.
Pendant ce temps, une autre figure mythologique grecque retourne sur Terre, bien décidée à se venger du tourment qu’elle a subi.

Le mythe de Sandman est énorme et la galerie de personnages créée par Neil Gaiman est elle aussi monumentale. Ainsi il est aisé pour DC de créer moults mini-séries (The Sandman Presents :...) ou bien de séries régulières (The Dreaming) mettant en scène un personnage plus ou moins important du monde des rêves. Néanmoins, The Furies ne va pas piocher au hasard dans la mythologie du marchand de sable mais se penche sur l’une des intrigues non complètement résolues de The Kindly Ones. A savoir : mais que devient donc Lyta Hall après tous ces événements ? C’est ce que Mike Carey va tenter d’expliquer, en utilisant
au maximum la myhtologie grecque mais pas forcément dans ce qu’elle a de plus connu.

Si la mythologie grecque est énormément utilisée, celle de Sandman - mis à part ses protagonistes - n’est pas ignorée puisqu’il est fait référence aussi bien aux Endless qu’à la taverne de la fin des mondes. Cependant, Carey ne fait pas preuve de la virtuosité nécessaire à ce type de récit. Le scénario est à moin goût assez lourd et peu motivant pour le lecteur (d’autant plus que Lyta Hall, elle-même, est un personnage assez crispant). Carey pêche donc par accessibilité mais on peut toutefois noter que le principe de la tragédie grecque est bien illustré dans ce recueil (mis à part pour l’Happy End de fin).

Et ce scénario complexe est illustré par John Bolton, artiste peintre certes très doué mais pour lequel il faut aussi parfois s’accrocher. Ses visions cauchemardesques remplissent les pages et tout cet univers libre à l’interprétation permet au peintre de se lâcher. Là encore, c’est très chargé et on regrette l’absence de goutières qui laisseraient un peu d’espace pour que le lecteur puisse respirer.

Au final, The Furies est un album complètement indispensable pour tout fan de Sandman qui aime connaître le sort des protagonistes de la série de Gaiman. Mais il ne faut pas se cacher que cet album relève d’une lecture ardue.


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Peut-être vaut-il mieux attendre la fin de Sandman, déjà. ;)