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Batman : Turning Points TPB

jeudi 22 novembre 2007, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Ed Brubaker, Greg Rucka & Chuck Dixon / Steve Lieber, Joe Giella, Dick Giordano, Brent Anderson & Paul Pope)

Ce TPB comprend les 5 parties de la mini-série parue en 2001.


Le commissaire Gordon est depuis peu de temps à Gotham City, sa situation familiale n’était déjà pas au beau fixe avant et Gotham aura raison de son mariage. Et cette nuit-là, Jim Gordon ne doit pas faire face qu’à l’évacuation de son appartement par sa femme et ses meubles. Il doit aussi gérer le fait qu’un certain docteur Corbett pète les plombs en plein mariage et prenne en otages un certain nombre de personnes dont les futurs mariés. Il sait qu’il peut compter sur un certain justicier de l’ombre mais Batman a désormais besoin de la bénédiction du commissaire. Les deux hommes doivent pouvoir se faire confiance et peut-être que cette prise d’otage amènera un respect mutuel entre les deux hommes.

Turning points (les moments cruciaux en français) reprend cinq moments dans la carrière commune du justicier de Gotham City et de son flic le plus intègre. Les débuts de carrière, l’arrivée du premier Robin, la suite des événements après que le Joker ait pris les jambes de Barbara Gordon, le changement de Batman après que Bane lui ait pété le dos et l’arrivée de Michael Atkins au GCPD.
Greg Rucka, Ed Bruabker & Chuck Dixon signent des histoires indépendantes qui seules, n’ont finalement pas beaucoup d’intérêt. Mais la mini-série dans son ensemble retranscrit assez bien le vécu des deux personnages et l’évolution de leur relation. Il est même à la limite assez dommage de ne pas avoir eu plus d’histoires et de moments cruciaux (par exemple quand Wayne reprend enfin son costume). Il faut dire aussi que la relation entre la chauve-souris et le commissaire a fait l’objet d’autres récits (ne serait-ce que le TPB Officer Down) et que la mini-série n’avait peut-être pas pour but de reprendre ces moments. Dommage qu’en préface ou postface, on n’ait pas eu une liste de ses moments marquants en dehors de la mini-série.

Les dessins sont confiés aux bons soins de 4 dessinateurs et pas forcément des stars de la firme. Le résultat est assez moyen. Dick Giordano n’est pas au sommet de son art et la colorisation de son épisode est tout simplement hideuse. Brent Anderson est égal à lui-même, solide mais sans être vraiment super enthousiasment. Joe Giella adapte un style 60’s qu’on peut comprendre vu l’origine du récit mais le lecteur n’en gardera pas un souvenir impérissable. Restent Steve Lieber et Paul Pope qui respectivement ouvre et ferme le TPB. Lieber, étant chargé du premier récit, va s’approcher du style "Year One" de Mazzuchelli avec assez de succès. Pope garde son style habituel avec peut-être un costume old-school pour un Batman finalement assez moderne.

Turning Points aurait pu être une mini-série passe-partout. Sa conclusion en réhausse l’intérêt grâce à un véritable optimisme qui définit bien à mon sens cette fameuse relation de deux hommes qui ont décidé de garder Gotham City du mieux qu’ils le pouvaient et quoi qu’il leur coûte.


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