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Justice League Rebirth #26-31 : Héritage

mercredi 24 avril 2019, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Bryan Hitch / Fernando Pasarin)

Ces numéros sont disponibles en librairie dans le tome 5 ou bien en kiosque dans les numéros Batman #18-19, le tout comme d’habitude chez Urban Comics.
A noter que le numéro 17 contient la fin de l’arc suite à une erreur d’impression. Autant le sauter donc. Le numéro 18 rattrape tout.

Vingt ans dans le futur, New York est fusionné avec l’Olympe. Une bande de jeunes ayant des pouvoirs communs avec la Justice League que nous connaissons semble vouloir pénétrer dans l’île sans se faire repérer ni par la Souveraine (qui semble être celle qui dirige), ni par Curry, comprendre une version altérée d’Aquaman qui semble faire office de chien de garde, équipé de tubes boom.
Les jeunes réussissent à atteindre les Pierres d’Eternité qui devaient, selon toute probabilité, les emmener dans un lieu et un temps où le monde peut encore être sauvé. Ils arrivent à notre époque devant une Ligue de Justice qui vient d’assister à une guerre civile en pleine Amérique dû à un pouvoir surnaturel. Ils voient donc arriver ces jeunes de nulle part et ces derniers leur apprennent deux choses : ils sont leurs enfants et si le monde est parti en sucette, c’est bel et bien la faute de la Ligue.

Bryan Hitch termine son run avec ce dernier arc. Enfin, diront certains. D’autres répondront « vous n’étiez pas obligés de lire ces comics » et ils n’auront pas tort. Ainsi Hitch reprend donc certains éléments de son run comme les Pierres d’Eternité et les Semblables, même si ce sont dans des dimensions quasi anecdotiques (ces éléments sont là pour que le récit tienne debout mais n’ont pas réellement d’importance). Et voilà le grand méchant, une force noire qui met tout le monde en colère et en mode destruction / tuerie. Pourquoi n’y a-t-il pas de Lanterne Rouge dans les parages ? Mystère, ça a tout l’air d’être leur créneau.
A la place, Hitch va aller chercher l’espoir chez les enfants. Ça va causer accusation et pardon, possibilité de se racheter, effort pour comprendre les choix qu’ont fait certains. Tout cela bien entendu en se bastonnant copieusement et en se mettant en colère, même si cela ne semble pourtant pas trop affecter la force noire. Le scénariste nous terminera ça en joli Deus Ex Machina, deux des enfants du couple Barry Allen / Jessica Cruz étant capables de copier toutes les couleurs du spectre. Pourquoi n’ont-ils pas agi avant ? Excellente question. Certainement qu’ils savaient que l’on n’était qu’au troisième numéro et qu’il fallait ralentir la manœuvre.

C’est Fernando Pasarin qui a la lourde tâche de mettre ça en image, sachant que ce sont beaucoup de personnages qui sont mis en scène dans un décor cataclysmique et des couleurs rouge, noire et orangé. Un sacré tour de force mais j’avoue que le désintérêt poli pour l’histoire ainsi que la longueur des scènes de destruction ne m’ont pas fait suivre le combat avec une extrême rigueur. Ainsi le dessinateur fait bien son boulot, retranscrit les personnages dans des situations de combat qui conviennent à l’histoire. Les maigres scènes « du quotidien » sont agréables à lire, même si on peut se poser la question de la cohérence scénaristique du tout.

Hop, c’est terminé. Christopher Priest prendra la relève le temps de quelques numéros et avant que toute la franchise Justice League ne soit remaniée de fond en comble avec le père Scott Snyder aux manettes.