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Green Lanterns #22-32 : Perdus dans l’espace et Hors du Temps

dimanche 14 avril 2019, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Sam Humphries / Ronan Cliquet, Eduardo Pansica, Carlo Barberi, Robson Rocha & Scott Godlewski)

Ces numéros sont parus en VF chez Urban Comics dans les revues Récit Complet Justice League #8 et 11.

Jessica Cruz et Simon Baz, les deux Green Lanterns responsables du secteur 2814, vont faire une grosse bourde sans s’en rendre compte. Ils se trouvent convoqués par John Stewart et leurs anneaux les conduisent automatiquement sur Mogo, la planète vivante. Pour les deux humains, il va falloir comprendre ce que représente être un Green Lantern dans un contexte spatial et universel alors qu’ils n’ont jusqu’alors que peu quitté la Terre. Une autre personne a été projeté par les rayons verts, il s’agit du gardien Rami. Il se retrouve face à deux de ses anciens collègues, Vath Sarn et Isamot Kol. _ Ces derniers, pensant être les deux seuls rescapés de leur espèce, tentent de faire copain copain avec Rami. Ils ignorent que Volthoom, le premier Lantern, possèdent le corps du gardien et ils vont lui permettre d’accéder à tous les savoirs dont disposait Rami autrefois. Si les deux survivants souhaitent que Rami répare le système de guidage des anneaux, Volthoom a bien d’autres projets. Il doit retrouver sa Lanterne de voyage qui lui permettra de retourner chez lui sur la Terre 15. Mais il va se rendre compte que cela signifie retrouver les sept anneaux originels des tous premiers Green Lanterns. Ce qui ne va pas se faire sans mal.

Sam Humphries continue sa grande saga de Volthoom, le premier Lantern. On pourra noter que ce personnage accède à toutes les couleurs du spectre émotionnel et ce, de façon incontrôlée (après tout, il est le tout premier à accéder à ce genre de facultés). Le scénariste va donc se pencher sur le passé sur ce qui a lié Volthoom et Rami et pourquoi le gardien a décidé de lâcher son ami en cours de route. Comme le premier Lantern cherche les sept anneaux verts originels, cela nous permettra aussi de remonter le temps et de découvrir qui étaient les sept extra-terrestres à porter pour la première fois les artefacts de pouvoir.
Humphries donne ensuite beaucoup d’importance à ses protagonistes par le biais d’un voyage dans le temps. Mais cette importance est complètement logique d’autant que Jessica et Simon auront le droit à une formation express en compagnie de Kyle Rayner et de Guy Gardner. Tout l’arc « Hors du Temps » reposera sur les convictions de nos héros et leur force de persuasion. Tout aussi peu expérimentés qu’ils soient, ils le sont bien plus que ces sept Green Lanterns originaux qui ne comprennent pas très bien ce qui leur arrive. Je ne sais pas si Humphries avait bien pensé son coût mais il permet de mettre en scène une belle fausse piste pour les lecteurs avec ces personnages originaux qu’on verrait bien basculer d’une couleur à une autre.

Pour illustrer tout cela, DC Comics fait tout de même appel à quatre dessinateurs aux styles franchement différents. Ronan Cliquet est probablement le dessinateur le plus mainstream du lot, son style se rapprochant de celui d’Ed Benes ; Carlo Barberi a un style rond qui mêle manga et comics ; tandis que Eduardo Pansica et Robson Rocha vont avoir des représentations plus réalistes des personnages avec des visages ultra-détaillés. De mon côté, cette multiplication de dessinateurs ne m’a pas dérangé : j’y suis habitué et j’ai apprécié le travail de chacun. Je me suis à un moment demandé si la couleur ne faisait pas l’homogénéité de l’ensemble mais celle-ci est aussi confiée à des personnes différentes (Hi-Fi, Blond, Ulises Arreola, Alex Solazzo, …).
En tout cas, rien ne m’a sorti de ma lecture, ce qui est ce que je cherche avant tout quand je lis un comics et certains dessinateurs, par le biais des entraînements de Simon et Jessica font preuve de belle originalité.

J’ai donc lu ces onze épisodes d’une traite et sans broncher. L’histoire est prenante et la lecture aisée. Reste un final qui laisse une porte trop grande ouverte pour être réellement satisfaisante, le destin de Volthoom étant loin d’être clôt. On verra donc bien de quoi seront faits les prochains numéros qui seront proposés, sans doute, dans la nouvelle mouture trimestrielle du magazine kiosque Batman.

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