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Justice League Rebirth #20-25 : Interminable

mercredi 27 février 2019, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Bryan Hitch, Shea Fontana, Tom DeFalco & Dan Abnett / Bryan Hitch, Tom Derenick, Ian Churchill & Philippe Briones)

Lu en VF. Ces épisodes sont parus dans le quatrième tome librairie ainsi que dans la revue Justice League #11-15. Le tout publié, comme d’habitude, chez Urban Comics.

Si Barry Allen et Jessica Cruz veulent prendre un petit déj’ en amoureux, ils vont vite devoir déchanter car un nouveau vilain apparaît. Ce dernier accuse les membres de la Justice League d’être responsable de la mort des siens et finit par tuer Jessica. Mais au moment où Flash touche l’arme de son ennemi, le voilà revenu dans le passé. A Flash de réussir à démêler ce sac de nœuds et à sortir de la boucle temporelle en faisant en sorte qu’il y ait le moins de victimes possibles.

« Interminable » est le premier récit de cet ensemble d’épisodes qui sont des récits courts, voire des one-shots confiés à plusieurs scénaristes différents. Hitch démarre avec une histoire qui n’est franchement pas désagréable. Bien entendu, c’est la boucle temporelle qui fait tout et qui rend l’ensemble sympathique. Sans ça, nous aurions droit à un épisode très très classique.
Puis arrive Shea Fontana, une scénariste qui a déjà officié sur le dessin animé DC Super Hero Girls ainsi que sa déclinaison sous forme de comics. Je ne sais pas ce qui est passé par la tête du responsable éditorial mais on a droit à une menace que la Ligue va, pour une fois, gérer de façon constructive. Une ruche, un ennemi commun et une résolution positive et pacifique ! Ça change de ce à quoi on a eu droit jusqu’alors. Une bouffée d’air frais vraiment agréable.
Tom DeFalco nous propose un récit lui aussi classique mettant en scène de façon plus particulière Jessica Cruz. On y retrouve le caractère effrayé et les faiblesses de l’héroïne qui va réussir une fois de plus à les surmonter. Sachant que nous avons déjà droit très régulièrement à ce genre d’aventures dans la série Green Lanterns, cette aventure fait clairement doublon.
Dan Abnett profite de sa présence pour parler de sa série Aquaman dont j’avais déjà oublié le déroulement (alors que ce sont pourtant les événements du déluge que j’ai lu il n’y a pas si longtemps). Cela permet à Mera d’intégrer les rangs de la Justice League en remplacement de son compagnon. Why not ? A noter qu’Urban nous propose deux pages d’éditorial à propos de Mera qui font du bien. Au final, le numéro permet surtout la cohérence de l’univers DC entre ses différents titres.
Bryan Hitch reviendra avec un dernier numéro dont on ne peut pas dire que ce soit la grande joie. Ses ennemis se ressemblent et annoncent un super méga méchant de la Mort. Mais on n’en saura pas plus. A sauver, le discours entre Batman et sa rousse prisonnière (que j’avais déjà oubliée elle aussi) et qui possède un côté meta-comics intéressant. Batman y répond avec tout le réalisme qui le caractérise. Mais quatre ou cinq pages pour un numéro entier, c’est trop léger.

Heureusement que les yeux seront plus agréablement traités. Hitch démarre avec deux numéros. Ça n’est probablement pas son meilleur boulot mais ça n’est pas non plus déshonorant. Il faut dire qu’il doit être bien épaulé par son équipe d’encreur, dont Paul Neary ce qui renforcera le lien de parenté entre Alan Davis et Bryan Hitch. Philippe Briones s’occupe du second récit avec le professionnalisme qu’on lui connaît. C’est propre, ça fait le job mais je n’y trouve pas d’effet « wahou ». En tout cas, le dessinateur est régulier.
Tom Derenick s’occupera de deux numéros, lui aussi accompagné d’une horde d’encreurs. Si le résultat est classieux et joli sur « Terreur », j’ai trouvé que les planches de Reborn n’étaient pas sans rappeler un Frank Miller ou un Romita Jr sur « Reborn ». Il m’est toujours aussi étonnant de voir la puissance des encreurs par rapport au rendu final. Là encore, le travail de l’équipe éditoriale laisse songeur.

Ce sont les derniers épisodes de la Ligue à être disponible en revue. Le reste sera par la suite disponible en librairie sachant que le prochain tome doit inclure le dernier arc de Bryan Hitch et donc, peut-être, la présence de ce mal absolu qu’on attend depuis le numéro 1. De mon côté, je le lirai s’il est disponible en bibliothèque mais n’en ferai clairement pas l’achat.