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Nightwing #22-28 : Blockbuster

lundi 3 décembre 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Tim Seeley / Miguel Mendonça, Mingkyu Jung & Javier Fernandez)

Lu en VF. Ces numéros sont disponibles dans la revue kiosque Batman #12-16 ou le quatrième volume librairie. Le tout étant paru chez Urban Comics.

Ils font suite à l’arc Nightwing must die !.

Nightwing continue de fliquer Blüdhaven et se retrouve entre deux gangs qui se tirent dessus. Le souci est que ces bandes sont équipées d’armes high-tech qui ne devraient clairement pas être entre leurs mains. Le super-héros va donc enquêter sur l’affaire, quitte à remettre à demain les affaires du quotidien, ce qui ne manquera pas d’inquiéter sa petite amie, Shawn Tsang.
Pendant ce temps, Roland Desmond, frère de Mark Desmond aka Blockbuster, revient en ville. Il ne faudra pas longtemps avant que les coups ne pleuvent quand il rencontrera le super-héros. Mais contrairement à son frère, Roland a une proposition à faire à Nightwing. Une proposition qui pourrait bien mettre fin au règne de Tiger Shark sur le Blüd. Reste à savoir si cette proposition d’alliance ne cache pas quelque entourloupe.

Dans ce paquet de numéros se cachent deux arcs. Le premier « Blockbuster » va redistribuer les cartes concernant le crime au sein de Blüdhaven. Tim Seeley nous propose quelques moments très sympathiques avec ce qu’il faut non seulement de retournements de situation mais aussi d’action trépidante. Ça va à fond à l’heure, Dick Grayson ménage autant le côté super-héros que quotidien et ça fonctionne très bien. Du classique mais très correctement fait.
Le deuxième, Spyral, m’a un peu plus perdu. Notamment parce que Seeley fait énormément référence à son ancienne série, Grayson (période fin New52 donc). S’il n’est pas nécessaire de connaître cette série pour profiter de l’arc, j’ai quand même eu l’impression de ne pas avoir profité de l’arc à fond. On a déjà pu voir les interactions entre les personnages dans le premier arc de la série mais il n’en reste pas moins que j’aurais aimé en savoir plus. Cela fait donc une belle raison de lire Grayson du coup.
Au rayon « bémol », je trouve que le cœur de Nightwing ou plutôt ce qu’il a dans son pantalon régit un peu rapidement les affaires sentimentales du héros. On peut le comprendre ou pas, mais le final de l’arc a un aspect trop rapide à mon goût, un dramatisme un peu facile. Si cela a certainement pour but de faire évoluer le personnage de Shawn, j’ai connu Seeley plus inspiré.

On retrouve les mêmes artistes que d’habitude avec l’ajout de Miguel Mendonça. L’artiste sait raconter une histoire, ses planches font le gros du boulot et on comprend bien ce qui se passe même sans dialogue. Du bon boulot donc avec une exécution dans le trait qui est classique. Rien de bien folichon, quelques cases très jolies (dont un superbe tigre – là encore tiré d’une imagerie vue et revue mais toujours bien rendu).
Quant aux artistes déjà vus, il ne semble pas y avoir un grand chamboulement dans leurs habitudes. Fernandez a toujours ce côté très fin et très dur (avec peut-être un besoin d’efficacité qui fera que les planches se résument à leur plus simple appareil). J’ai aussi cette impression avec les planches de Jung qui sont toujours chouettes mais peut-être moins détaillées qu’avant. En tout cas, l’impression de vide parfois était plus présente que dans mes souvenirs.

Je suis un poil moins enthousiaste que par rapport aux volumes précédents. C’est d’ailleurs fort dommage car cet arc marque l’arrêt de la publication de Nightwing en kiosque. On verra bien si l’envie sera suffisamment forte pour continuer en librairie (à moins d’attendre la disponibilité en bibliothèque).

A noter qu’avant de reprendre le cours de la série normal, Nightwing fera un crochet par l’événement Batman Metal (dans le tome 1 plus précisément).